La basse-cour de la poule pondeuse

Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants

La valise (3) 9 avril 2008

Pour finir cette merveilleuse trilogie, réfléchissons à ce dont on a besoin pour quitter la maternité et accueillir un poussin chez soi.

Pour partir :

  • A moins que vous ne repartiez à pied, il vous faut un siège auto adapté (dos à la route ou nacelle). Il est conseillé d’en étudier la fixation AVANT le jour J.
  • Selon la météo et la saison il va falloir couvrir le poussin. Il est fortement déconseillé de le mettre en combinaison pilote dans le siège auto (pour la sécurité et puis il ne fait généralement pas si froid dans une voiture). Il existe des nids d’ange avec des petits trous judicieusement placés pour laisser passer la ceinture, et rien ne vous empêche de l’ouvrir une fois qu’il fait bon chaud dans la voiture. Globalement le nid d’ange m’a paru un bon investissement. Cela dit si vous accouchez en juillet à Montpellier, vous pourrez probablement vous en passer (quoi qu’avec le changement climatique, y a plus de saison ma brave dame).
  • Pensez aussi à prendre de quoi vous habiller, vous n’allez quand même pas sortir en tongs et en slip filet…

Une fois rentrés, quels sont les basiques indispensables ?

Pour coucher le poussin :

  • votre lit peut faire l’affaire si vous êtes adepte du cododo mais c’est quand même bien utile d’avoir un couffin/berceau/nacelle/lit de bébé selon ce que vous avez et ce qui vous arrange.
  • Pas de drap, couverture, oreiller ou édredon avant au moins 18 mois (oui il y a des enfants qui meurent étouffés dans leur couette à 1 an et oui j’en ai connu un). S’il fait froid, vous avez le choix entre gigoteuse, surpyjama et nid d’ange : privilégier les modèles les plus faciles à mettre avec nombreuses ouvertures. Pour les premiers mois le nid d’ange est pas mal. Pensez aussi aux draps housse et alèses.
  • Une veilleuse nous a été très utile pour nous occuper du poussin la nuit. Et cela fait plusieurs mois qu’il dort sans sans problème, pour ceux qui auraient peur de donner des mauvaises habitudes.

Pour changer le poussin :

  • N’achetez pas trop de couches d’un coup, que ce soient lavables ou jetables, car il faut trouver le bon modèle pour la morphologie du poussin (sans compter les problèmes d’irritation), et ça même le meilleur échographiste ne pourra pas vous aider. Un petit truc : il vaut mieux passer à la taille supérieure dès que le bébé atteint le bas de la fourchette de poids plutôt que de garder la taille inférieure le plus longtemps possible (ça n’empêche pas de finir le paquet bien sûr), car en plus de la taille la capacité d’absorption augmente aussi. Si vous souhaitez utiliser des lavables, c’est toujours utile d’avoir un paquet de jetables sous la main.
  • Même si on peut changer le poussin par terre, sur son lit ou que sais-je, c’est quand même bien pratique d’avoir un espace dédié à hauteur de parent (on n’est pas obligé d’acheter une table à langer, ça dépend vraiment de la configuration de votre chez-vous ; par exemple nous avons aménagé le dessus du lave-linge avec une grande planche et des tasseaux), où vous pourrez avoir tout ce qu’il vous faut sous la main. Investissez au moins dans un genre de matelas (il y en a un pas cher du tout et tout blanc -parfait pour les allergiques à Winnie et ses amis- chez le célèbre magasin d’ameublement bleu et jaune). Il vaut mieux choisir un endroit où tout est facilement nettoyable, y compris le sol, mais je n’en dis pas plus pour ne pas choquer les âmes sensibles.
  • Le plus simple est d’utiliser de l’eau et des carrés de coton (en supermarché à côté des couches), avec éventuellement une crème apaisante (genre liniment oléo-calcaire, en pharmacie). Si votre conscience écologique vous taraude, vous pouvez utiliser un gant de toilette et/ou des carrés de polaire lavables. En cas de grosse irritation, le mytosil est un grand classique (mais l’odeur…) ; j’aime bien les pâtes à l’eau comme eryplaste, ça marche bien et ça ne sent rien.
  • Prévoir évidemment une poubelle étanche, facile à nettoyer, grande (>15L sauf si vous avez un vide-ordure/adorez sortir les poubelles ; indispensable si vous utilisez des lavables) et de préférence à pédale (à moins que vous ne soyiez un poulpe).

Pour les soins :

  • Pour le cordon : compresses stériles, éosine en unidoses et alcool à 60°
  • Des unidoses de sérum physiologique sont utiles pour nettoyer le nez, les oreilles et les yeux. On en trouve en supermarché.
  • Un thermomètre peut s’avérer utile si vous soupçonnez de la fièvre.

Pour le nourrir :

  • Que vous allaitiez ou pas, il est utile d’avoir un ou deux biberons et une petite boîte de lait maternisé sous le coude. Attention, certains bébés refusent certaines tétines, donc il vaut mieux attendre de voir sa réaction avant d’en acheter 10 de la même marque. Et toutes les tétines ne sont pas compatibles avec tous les biberons (même si les fabricants prétendent le contraire). Pensez au goupillon pour nettoyer.
  • Pour stériliser, sachez qu’on peut faire bouillir 5 minutes (sauf le caoutchouc, qu’on peut stériliser avec des pastilles, vendues en hypermarché) ou passer 10 minutes à la vapeur (plus rapide dans l’autocuiseur). Donc si vous ne pensez stériliser qu’occasionnellement (pour info il n’est plus recommandé de stériliser systématiquement les biberons, sauf pour conservation du lait maternel), il n’est pas indispensable d’investir dans un gros bidule. Attendez un peu pour évaluer vos besoins.
  • Le coussin d’allaitement peut servir aussi bien pour le sein que pour le bib, et permet de bien s’installer pour des tétées qui sont souvent longues et fréquentes au début.
  • Si vous allaitez, attendez que la montée de lait soit passée pour racheter quelques soutiens-gorge d’allaitement, afin que votre taille soit à peu près stabilisée. Les hauts d’allaitement ne sont pas indispensables : on soulève son t-shirt et voilà ! Avec le bébé bien installé (et le coussin !) on ne voit rien de votre bidon qui pendouille. Les coussinets d’allaitement sont souvent indispensables au début, il existe des lavables et des jetables. Au moins au début, privilégier ceux avec effet « au sec » pour protéger les mammelons. Ne pas oublier son tube de lanoline à la maternité… Les coquilles recueil-lait sont pratiques aussi (souvent le sein qui n’est pas tété coule de concert avec son copain), ça permet de recueillir un peu de lait sans recourir au tire-lait et puis ça peut aider à stimuler la lactation si vous vous sentez dépourvue à ce niveau-là. Par contre à éviter à tout prix de les utiliser la nuit parce que c’est un coup à en mettre partout… Les bouts de sein en silicone (ou téterelles) sont controversés : certaines ne jurent que par eux, d’autres au contraire pensent qu’ils ont failli saboter leur allaitement. A utiliser avec discernement donc. J’ajouterai le téléphone d’une personne de confiance (et qualifiée) en cas de problème : sage-femme, consultante, bénévole d’une association…

Pour la jeune pondeuse :

  • Des stocks de serviettes hygiéniques (parce que pas évident d’envoyer votre homme, surtout qu’il risque de ne pas rapporter les bonnes) : désolée pour celles qui ne savaient pas mais après 9 mois de tranquillité, on rembourse avec pénalités de retard. Ne lésinez pas sur la qualité car ça peut durer facilement 2-3 semaines, ce qui peut être irritant à la longue (au propre comme au figuré). Je ne sais pas si des serviettes lavables pourraient être plus confortables (mais oui ça existe aussi !).
  • Un porte-bébé peut être utile très vite, même (et surtout) à la maison, pour pouvoir faire autre chose sans délaisser son poussin (et sans qu’il hurle comme si on voulait lui arracher un oeil, ce qui est très mauvais pour la santé mentale de ses parents).
  • Je crois l’avoir déjà mentionné dans ces pages, mais la sécu vous remboursera plusieurs visites de sage-femme à domicile (j’ai pas retrouvé le nombre exact), il ne faut pas hésiter à en profiter, elles sont compétentes pour (bien) s’occuper de maman et de bébé. Et c’est tellement plus agréable que d’aller courir à la PMI. Vous pouvez obtenir leurs coordonnées auprès de la maternité (entre autres).
  • De l’aide ! Que ce soit le papa ou une autre personne (bien choisie, évitez la belle-mère si elle vous donne déjà de l’urticaire en temps normal), on n’est pas trop de deux, ne serait-ce que pour nourrir la jeune mère (l’allaitement ça creuse !) et tenter de garder un certain contrôle sur l’état de la maison. Et je ne parle pas de celles qui ont en plus des aînés à gérer…

J’en ai peut-être (sûrement) oublié, donc n’hésitez pas à compléter en commentaire. Mais je crois que pour le reste du bazar (transat, tapis d’éveil, parc, chaise haute, écoute-bébé, trotteur, etc), rien ne presse. Vous allez recevoir des cadeaux, et puis si on ne veut pas que sa maison ressemble (tout de suite) une succursale d’Aubert et consorts, on peut y aller progressivement, et essayer de voir au fur et à mesure ce qui nous rendrait vraiment service. D’autant plus qu’avec internet on n’est plus obligé de faire une expédition pour le moindre achat.

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Choisir une poussette (3) 19 mars 2008

Dernier volet de la (bientôt) mythique trilogie de la poussette : quelques conseils si vous choisissez un pack avec nacelle et coque pour sélectionner ces éléments, et quelques trucs sur les petits accessoires.

La nacelle : si vous souhaitez beaucoup vous en servir comme lit pour les premiers mois, choisissez-la confortable. N’hésitez pas à tâter les matelas les uns après les autres pour trouver le plus moelleux. Observez aussi la garniture intérieure en tissu : est-elle déhoussable (tout article pour bébé doit de toute façon être déhoussable et passer en machine, à moins qu’il ne soit entièrement plastifié) ? Le coton sera plus agréable pour le poussin, surtout l’été. Il peut être utile de pouvoir surélever la tête du matelas, si poussin est enrhumé et/ou sujet aux régurgitations. C’est encore mieux si ça peut être fait de l’extérieur. En général la nacelle est vendue avec une sorte de couverture zippée, indispensable. Vérifiez que le matelas fait 40×80 cm (ou moins) pour pouvoir mettre des draps standards. Si vous attendez un bébé d’été, préférez des couleurs claires qui chauffent moins. Et si vous voulez utiliser la nacelle dans la voiture, vérifiez que le kit auto est fourni. S’il est vendu séparément, asseyez-vous pour découvrir le prix du bidule et ce en quoi ça consiste (deux crochets en ferraille pour accrocher la nacelle aux ceintures et la grosse ceinture à scratch pour maintenir poussin).

La coque : différents systèmes de fixation existent, dont certains avec une base qu’on laisse dans la voiture. Pratique si vous utilisez toujours la même, moins sinon. De façon générale, les coques sont beaucoup plus simples à installer que les nacelles. Attention, dans les petites voitures 3 portes, il peut être très difficile de la faire passer à l’arrière, mais on peut la mettre à l’avant si on désactive l’air bag (euh pardon, le coussin gonflable de sécurité). Mieux vaut une coque 0+ homologuée jusqu’à 13 kg qu’une 0 qui durera moins longtemps. Pour information, d’après la sécurité routière belge (une fois), la coque est trop petite soit quand le poids limite est dépassé, soit quand la tête du poussin dépasse. La position dos à la route est la plus sûre, il vaut mieux la conserver le plus longtemps possible. Un coussin réducteur peut être utile dans les premiers mois, s’il est bien fichu (le nôtre avait plus tendance à tordre la nuque du poussin qu’à la soutenir). Normalement il y a aussi plusieurs positions pour mettre les ceintures, il faut choisir la plus proche des épaules du poussin. Pour l’utiliser comme poussette, vérifier qu’elle est fournie avec une capote. Il vaut mieux aussi que la coque soit déhoussable (une fuite de couche, lavable ou jetable, est si vite arrivée…).

Les draps de la nacelle : inutile de prendre la même marque, a priori les draps et alèses 40×80 (qu’on trouve en grande surface à petit prix) iront, même s’ils sont un peu grands.

L’habillage pluie : s’il est fourni, tant mieux, sinon vous trouverez un habillage universel pour environ 15€ (en magasin de puériculture ou en supermarché) qui va sur n’importe quoi avec une capote (pas de mauvais jeu de mot). Inutile donc d’acheter l’habillage pour la nacelle, puis celui pour la coque, etc (là je pense notamment à une certaine marque dont le symbole est un éléphant…).

La chancelière : c’est une sorte de petite couverture imperméable qui se fixe sur le hamac, utile pour garder bébé au chaud pendant l’hiver. Là encore, si elle est fournie, tant mieux, sinon on peut se débrouiller autrement. Il existe des chancelières génériques (par contre ce ne sera pas assorti), mais ça ne marchera pas sur la coque (la chancelière de la marque non plus, remarquez), et ça ne sera pas forcément assorti. Vous pouvez aussi acheter (ou bricoler) une couverture avec des petits liens qui permettent de l’attacher à la poussette ou à la coque (ou même aux barreaux du lit).

L’ombrelle : on peut vivre sans aussi. Là encore, vous pouvez en acheter une basique. Sur la nacelle, on peut accrocher un tissu (genre foulard) sur l’arceau de la capote qui bloquera très efficacement le soleil, pour un investissement et un encombrement minimaux. Certes le chérubin ne voit plus sa mômman ou son pôpa, mais à l’âge nacelle, en général au bout de 5 minutes ils pioncent, donc ils s’en fichent. Quand ils sont un poil plus grands (= ne tiennent plus dans la nacelle), on peut aussi dégainer les mini-lunettes de soleil (grand succès assuré auprès des badauds, si toutefois Junior consent à les garder).

Alors, votre choix est fait ? N’hésitez pas à aller dans les magasins pour étudier de près les modèles qui vous intéressent « en vrai », à demander l’avis de votre entourage (ceux qui ont des poussette). Par contre une fois votre décision arrêtée, n’hésitez pas à aller dans les magasins de déstockage ou sur le net, voire à l’étranger si vous le pouvez (Espagne et Italie notamment). Il y a des sites web italiens (ebaby) et espagnols (micaela) qui livrent en France pour environ 50€. Il y a aussi souvent des prix très intéressants sur les modèles de l’année précédente, qui diffèrent généralement uniquement par la couleur des tissus.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

 

Grand ménage de printemps 4 mars 2008

menage Ce week-end (avant d’être terrassés par les foudres de la gastro), nous avons entrepris un grand ménage de tout le bazar du poussin qui traînait dans notre salon. Enfin quand je dis nous, je devrais dire le Coq, parce que soyons francs, s’il y a une fée du logis dans le poulailler, ça n’est pas moi. Bref. Pour démoraliser un peu les jeunes et futurs parents qui sont en train de siphonner leur livret de développement durable pour équiper comme il se doit leur foyer pour leur noble héritier, voici une petite liste avec le temps d’utilité de chaque item. Il peut bien sûr y avoir des variations d’un poussin à l’autre mais ça donne quelques idées.

Dégagés depuis un bail :

  • la nacelle (le truc qui fait couffin, landau et lit auto pour les incultes) ; temps utile : de 0 à < 3 mois
  • le berceau (on le gardait en déco histoire de rentabiliser un peu) ; temps utile : de 0 à < 3 mois
  • tous les draps et alèses taille berceau (40×80)
  • la baignoire en plastique ; temps utile : de 3 semaines à 2 mois (je ferai un billet un de ces jours pour vous dévoiler THE technique de bain, un grand secret de famille)

Partis ce week-end :

  • le transat, vu que le poussin ne tient pas en place et qu’en plus il a dépassé les 9 kg, au delà desquels l’engin n’est plus homologué ; temps utile : de 0-1 à 8-9 mois
  • le tapis d’éveil (toujours le côté « je préfère aller débrancher l’ordi de maman que rester tranquillement là où on m’a posé ») ; temps utile : de 2-3 à 8-9 mois

Sur la sellette :

  • la coque de la poussette/maxi-cosi/siège-auto ; tant que sa tête ne dépasse pas et qu’on arrive à fermer la ceinture…
  • la poussette ; les sirènes de la petite maclaren toute légère nous (me) font tourner la tête (et pourtant on a un modèle léger et compact)

Si ça peut vous rassurer, nous ne regrettons aucun de ces objets qui nous ont tous été bien utiles en leur temps (sauf le berceau mais c’était un objet de famille alors l’investissement a été minime).

(image : http://www.imedias.biz/images/1735.jpg)

 

Dormir enceinte 22 février 2008

dodo Au premier trimestre, c’est généralement loin d’être un problème. Contrairement à la plupart des nouveaux-nés, on dormirait bien 20 heures sur 24 (voire plus le week-end). Donc le souci serait plutôt de ne pas dormir. Comme pour beaucoup d’autres choses, le deuxième trimestre est souvent (mais pas toujours) le plus facile. Mais plus on s’arrondit et plus les choses se corsent.

D’abord, que faire de ce gros bide ? Il n’y a pas de solution idéale, et de toute façon la femme enceinte supporte mal de rester longtemps dans la même position. Sachez que si vous êtes bien sur le ventre, le bébé ne risque absolument rien puisqu’il est dans une poche d’eau. On ne peut pas l’écraser. Par contre vos intérieurs eux risquent de se sentir sérieusement tassés. Mais tant que ça ne vous dérange pas… Si vous dormez sur le côté, ne vous forcez pas à dormir à gauche. Le « risque » de se mettre à droite est que l’utérus appuie sur votre veine cave, ce qui cause un petit malaise sans gravité. Donc tant que vous êtes bien à droite, restez-y. Pour un maximum de confort, il faut remonter la jambe supérieure jusqu’à ce que l’angle de la hanche soit inférieur à 90°. En clair, essayer de mettre son genou sous le menton. Sur toutes les photos et images que j’ai trouvées, le genou est trop bas. Pour éviter que votre jambe écrase votre ventre, calez-la avec le coussin d’allaitement. Si votre lit n’est pas très grand et que votre tendre moitié s’y trouve aussi, préférez un oreiller ou un petit coussin, ou virez la tendre moitié sur le canapé. Si vous le pouvez, prenez deux coussins, un pour chaque côté. N’hésitez pas à expérimenter pour trouver la meilleure façon de vous caler. Surélever les jambes peut aussi vous être plus agréable.

Un autre problème peut être celui des remontées acides de l’estomac dès que vous vous mettez en position horizontale. Essayez d’abord de surélever votre tête, pour vous allier la gravité (pour une fois qu’elle va vous être utile la bougresse). Un petit truc simple est d’arrêter les produits laitiers après 17-18 heures (selon l’heure à laquelle vous vous couchez), en particulier les produits « crus » (style yaourt, de toute façon le camembert vous n’y avez pas droit). Oui parce que la poule pondeuse qui vous parle a bien mis trois semaines à réaliser que la mozzarella grillée qui s’étalait sur sa pizza était bel et bien un produit laitier. Mais ça n’avait pas l’air de poser de problème alors… Des flocons d’avoine (mais sans lait) peuvent aussi vous aider si le problème résiste.

Si vous avez des crampes, faites-vous prescrire des compléments de magnésium, ou mangez des bananes. Au passage, 1 ou 2 bananes, un petit verre de lait, un coup de mixer et voilà un petit milk shake délicieux ET diététique. On peut rajouter de la glace si on est moins diététique/plus gourmande.

Les insomnies risquent de vous perturber aussi, même si -comme votre amie la poule pondeuse- vous n’êtes pas très stressée. Plutôt que de vous retourner deux heures dans le lit à vous répéter comme un mantra « il faut que je dorme », levez-vous, mangez un petit quelque chose, bouquinez un truc tranquille (genre une BD sympa, évitez le dernier Harlan Coben ou Primo Levi), regardez une débilité à la télé, jouez au solitaire, que sais-je. Et recouchez-vous quand vous sentez le sommeil revenir. Evidemment, si vous travaillez, ça va être dur de vous lever à 7h si vous n’avez pas dormi de 3 à 5. Si ça vous épuise, parlez-en au médecin ou à la sage-femme qui vous suit pour qu’il vous arrête. Un bon praticien ne mégotera pas pour vous accorder quelques semaines de congé supplémentaire si vous êtes très fatiguée. Et n’oubliez pas que vous devez travailler 40 ans jusqu’à la retraite. Alors ne culpabilisez pas pour un mois de congé mat’ supplémentaire.

Pour le pipi toutes les heures, désolée mais je ne crois pas qu’il existe de solution (sonde urinaire ?).

Le dernier mois, il est recommandé de protéger son matelas au cas où vous perdiez les eaux au lit (la dernière chose que vous voulez en rentrant de la maternité est un lit sinistré façon Titanic -mais sans Leonardo). Soit une alèse en plastique, soit un truc plus petit (genre un vieux rideau de douche) que vous placez à l’endroit critique.

N’hésitez pas à nous faire partager vos « trucs » dans les commentaires. Et quoi qu’il en soit, profitez bien de ces nuits parce que ça ne va pas durer…

(photo Corbis trouvée sur http://www.famili.fr/grossesse/407-sante/4705-en_forme_pendant_neuf_mois/3492-enceinte_comment_bien_dormir/)

 

Porter son poussin : comment l’habiller ? 19 février 2008

Filed under: Portage — poulepondeuse @ 8:47
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Une question d’actualité : comment emballer son poussin pour sortir quand on s’adonne aux joies du portage ? Et question subsidiaire : comment habiller le porteur ? Tout d’abord, cela dépend du mode de portage choisi :

  • porte-bébé « classique », qu’il soit ventral baby bjorn ou dorsal porte bb dos
  • porte-bébé « bobo », typiquement l’écharpe echarpe-portebebe.jpg ou le porte-bébé chinois porte bb chinois
    (il y en a plein d’autres, peut-être l’objet d’un futur billet)

Dans le premier cas, en général on habille le poussin comme pour aller dans la poussette (donc avec son pilote pilote) et on peut fixer le porte-bébé par dessus le manteau du porteur. Simple finalement.

Dans le deuxième cas (dont je suis adepte, étant l’heureuse propriétaire d’une écharpe), trois problèmes se posent. D’une part le porte-bébé est très enveloppant, donc le poussin y profite bien de la chaleur du baudet porteur. D’autre part, pour le plus grand confort des deux parties concernées, le porte-bébé doit être parfaitement ajusté. Pas facile si les deux sont habillés en bibendums. Enfin, les jambes du bébé sont la seule partie à dépasser (sauf s’il est tout tout petit), et comme les pantalons ont tendance à remonter quand on l’installe pour le porter, il risque d’avoir carrément les mollets à l’air.

Autant vous dire qu’on n’est pas loin de la quadrature du cercle. Le web fourmille de capes et ponchos à fixer par dessus le porte-bébé, plus ou moins spécifiques, mais l’addition peut être salée. Si vous avez dompté la machine à coudre, vous pouvez probablement vous bricoler quelque chose avec un carré de polaire. Par contre, si vous optez pour le portage sur le dos, il est à mon avis impossible d’enfiler le bidule au poussin à moins de bénéficier de l’aide d’une autre personne. Il existe aussi des manteaux pour envelopper Quasimodo et sa bosse ensemble, à des prix généralement astronomiques. Si en plus on ne porte qu’occasionnellement, ça ne vaut pas forcément l’investissement.

Et pourtant, une solution simple existe : le surpyjama Surpyjama (ici un modèle Eveil et Jeux). Pour ceux qui ne connaissent pas, ça ressemble fichtrement à un pyjama, mais c’est plus large, et c’est souvent en polaire ou dans un tissu chaud. Donc on peut facilement le mettre par dessus les vêtements, c’est assez mince et souple, et ça protège parfaitement les petits mollets grassouillets. Et si le poussin a trop chaud, on peut toujours laisser le haut ouvert. Pour le porteur, si on porte devant on peut mettre son manteau habituel sans le fermer, et si on porte sur le dos, mettre plusieurs couches de t-shirts et pulls pas trop épais puis emballer le tout dans un châle.

Enfin cet investissement (relativement modique, surtout si vous achetez en solde ou en grande surface) pourra être largement rentabilisé, puisqu’on peut l’utiliser à la place de la gigoteuse pour la nuit ou comme robe de chambre (en général, les tailles supérieures à 12 mois ont des picots antidérapants sous les pieds pour éviter que les marcheurs en herbe ne patinent). Enfin c’est aussi pratique pour le siège auto, dans lequel il est fortement déconseillé de mettre un enfant en combinaison pilote car cela entrave l’ajustement des ceintures. Sans compter qu’en général les voitures sont chauffées, donc le pilote devient vite un sauna. Et si le poussin s’est endormi, vous pouvez le coucher directement sans passer par les cases déballage/emballage.

Et dans tous les cas, n’oubliez pas le bonnet !