La basse-cour de la poule pondeuse

Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants

Choisir une poussette (2) 18 mars 2008

caddie Maintenant que vous avez déterminé s’il vous fallait juste châssis et hamac ou le pack total, passons au plus important : le choix du châssis (et hamac, je ne crois pas qu’on vende l’un sans l’autre).

D’abord, trois ou quatre (en fait six ou huit) roues ? Les trois roues sont idéales pour les terrains difficiles : forêt, campagne, sable, rien ne leur fait peur. Elles ont souvent de bonnes suspensions pour amortir les chocs. Par contre elles sont plus encombrantes (une fois pliées il faut en plus démonter les roues si on veut prendre moins de place) et moins maniables. Enfin qui dit roue pneumatique dit problèmes potentiels de crevaison, gonflage et autres joyeusetés. Les quatre roues sont plutôt destinées à la ville : rayon de braquage pour faire demi-tour dans une allée de supermarché et compactes pour passer entre les voitures mal garées. Une fois pliées ce sont les moins encombrantes. Mais inutile de l’emporter à la dune du Pilat.

Votre choix est fait ? Passons aux dimensions. Voici les endroits où votre poussette va devoir entrer, dépliée ou pliée selon les cas : le coffre de la voiture, si vous en avez une (pliée, sauf si vous êtes très joueur), votre ascenseur (dépliée de préférence), l’endroit où vous allez la ranger (chez vous ou dans un local, de préférence dépliée). En option : chez la nounou, chez l’autre famille si vous faites une garde partagée, à la crèche ou tout autre endroit où vous pourriez faire garder le poussin ; transports en commun (plutôt bus ou tram). Il est possible que vous n’ayiez pas tous ces éléments en main au moment du choix, mais si vous êtes en ville, mieux vaut le plus compact possible au cas où. Attention, si le hamac est en position, le châssis plié prend souvent plus de place que s’il est « nu ». Et puis pensez léger, tant qu’à faire. N’oubliez pas qu’il est quasiment impossible de prendre plus de 2-3 marches seul avec un landau (envisageable seulement quand le poussin marche et que vous avez une poussette légère).

Passons maintenant au guidon. S’il y a une grande différence de taille entre papa et maman, ça peut valoir le coup qu’il soit réglable en hauteur (ça peut aussi permettre de gagner les 2 cm pour rentrer dans l’ascenseur). Il faut en général choisir entre une barre (permet de conduire à une seule main) et deux poignées (permet d’accrocher des sacs plus facilement). Chicco a récemment sorti un modèle qui permet les deux options.

Et les roues ? Si elles sont gonflables, vérifiez qu’on peut les monter et démonter facilement. On peut aussi tester les suspensions en appuyant un peu sur le guidon. Si vous êtes amené à changer régulièrement de terrain (ex : semaine en ville, week-end à la campagne), vérifiez qu’elles soient réglables (les suspensions, pas les roues). Il y a généralement une option pour bloquer la direction des roues avant, utile en terrain accidenté. Cependant sur notre modèle (Carrera pro de Jané), les cahots font sauter le blocage. Donc ça ne sert à rien. Ahem. Par contre un frein « à pied » qui permette de bloquer la poussette est indispensable (mais généralement toujours présent).

Pliage, dépliage. Les opérations qu’on est le plus souvent amené à faire sont le pliage et le dépliage du châssis, et le cas échéant le clipsage/déclipsage de la nacelle ou de la coque. Vérifiez donc plusieurs fois dans le magasin que ça ne vous pose pas de problème. La fixation du hamac est souvent un peu plus compliquée, mais a priori c’est une opération qu’on ne fait que rarement.

Le hamac justement : Est-il déhoussable ? A-t-il une large capote protectrice ? Est-il inclinable et l’est-il facilement ? Peut-il être mis face à la route et face à vous, ou dans un seul sens ? Si vous prenez un pack, on met en général la coque et la nacelle face à soi. On ne passe que plus tard au hamac. Il est donc moins important de disposer des deux options. Si vous êtes amené à l’utiliser dès la naissance, vérifiez qu’il est bien matelassé et rembourré. Un harnais cinq points est généralement de mise (surtout si vous avez un petit gigoteur). Il n’est pas inutile de vérifier qu’il n’y a pas que le vendeur qui arrive à l’attacher et à le détacher facilement.

Les petites options. Il y a généralement un panier sous la poussette pour mettre tous le fatras qu’on trimballe avec le poussin. Plus il contient mieux c’est, mais ça va généralement de pair avec la compacité du châssis. Vérifiez qu’il est facilement accessible. Certains modèles proposent aussi une petite barre à l’arrière pour faire monter l’aîné. Il existe aussi des planches à roulette universelles (mais hors de prix) à fixer. Je n’ai pas testé, je ne peux pas vous dire.

Pour le troisième et dernier épisode : la nacelle, la coque et les petits accessoires.

(L’image est un petit clin d’œil à ce billet hilarant)

Publicités
 

Choisir une poussette (1) 17 mars 2008

landau Le commun des mortels ne voit même pas qu’il pourrait y avoir un problème. Choisir une poussette ? Facile, pas de quoi se faire des cheveux blancs. Le couple de futurs parents, lui, découvre avec angoisse une dimension parallèle et un véritable trou noir pour son CODEVI Livret de développement durable. Le choix disponible est ahurissant. Les prix atteignent ceux d’une petite mobylette. Les options possibles paraissent tout autant indispensables qu’incompréhensibles. Voici quelques repères pour vous aider à survivre dans cette jungle hostile (en trois parties, c’est le feuilleton à suspense du printemps).

Aujourd’hui, la première étape : quel genre de poussette vous faut-il ? Ces dernières années ont vu l’apparition de packs « trio » : avec un châssis sur lequel on peut fixer une nacelle, une coque ou un hamac. Commençons par définir ces termes :

  • le châssis : c’est le cadre métallique avec les roues. C’est la partie la plus importante, puisqu’il est utilisé de la naissance à la marche. Par contre il ne peut être utilisé seul.
  • la nacelle : c’est une sorte de couffin qu’on peut fixer sur le châssis pour faire un landau ou dans la voiture pour faire un lit-auto. On peut aussi l’utiliser comme lit pour le bébé au début.
  • la coque : c’est un siège-auto qui peut donc être fixé sur le châssis ou dans une voiture. Il peut faire transat d’appoint (mauvais pour le dos si poussin y reste plus de 1h30-2h d’affilée)
  • le hamac : cet élément n’est pas utilisable seul. C’est grosso modo un tissu avec des armatures qu’on fixe sur le châssis pour obtenir une poussette « classique ». Il est généralement inclinable, et peut donc aussi servir de landau.

La première question est donc : avez-vous besoin de tout cela ? Si vous n’avez pas de voiture, vous n’avez peut-être pas besoin d’investir des mille et des cents dans la sécurité auto. Cependant il est fort probable que le poussin fasse un tour en voiture un jour ou l’autre, et là le siège auto n’est pas négociable. Sachez cependant qu’on peut en louer auprès notamment des loueurs de voiture. Faites attention aux occasions, car un siège qui a déjà subi un choc n’est plus sûr. Vous pouvez aussi faire le tour des popotes et voir si des amis/familles pourraient vous prêter la nacelle et/ou la coque. A vous d’acheter un châssis compatible. Vous pouvez aussi acheter une poussette dont le hamac fasse landau, comme la Pramette, et un siège auto premier prix en grande surface. Et si vous pensez utiliser la poussette/landau peu souvent (par exemple si vous préférez le porte-bébé), vous pouvez très bien prendre une poussette canne légère dont le dossier s’incline complètement, style Maclaren Techno XLR, quitte à rajouter une couverture ou autre pour que poussin soit bien confortable.

La nacelle est surtout utile comme couffin. Il faut savoir que dans certains pays occidentaux (comme le Canada) elle n’est pas homologuée en voiture. Si vous avez déjà vu la façon dont le bébé y est attaché (une grosse ceinture à scratch autour du ventre et c’est tout), ça peut se comprendre. Et il faut deux ceintures trois points pour l’attacher (donc toute la banquette arrière si la ceinture du milieu est deux points), ainsi qu’un Bac +12 en poussettologie théorique et appliquée. Par contre c’est bien pratique pour faire dormir le poussin partout où vous allez. Mais ce rôle peut aussi être rempli par un couffin plus traditionnel, ou un couffin de voyage.

Donc si vous ne conduisez pas, réfléchissez à deux fois avant d’investir dans un tel pack. Par contre, les magasins proposent généralement des offres telles qu’il est souvent aussi intéressant (voire plus) de prendre la totale que de choisir entre nacelle et coque.

Au prochain épisode : tout, tout, tout vous saurez tout sur le châssis.

(photo : http://pagesperso-orange.fr/histoiredesenfants/victorian.html)

 

Grand ménage de printemps 4 mars 2008

menage Ce week-end (avant d’être terrassés par les foudres de la gastro), nous avons entrepris un grand ménage de tout le bazar du poussin qui traînait dans notre salon. Enfin quand je dis nous, je devrais dire le Coq, parce que soyons francs, s’il y a une fée du logis dans le poulailler, ça n’est pas moi. Bref. Pour démoraliser un peu les jeunes et futurs parents qui sont en train de siphonner leur livret de développement durable pour équiper comme il se doit leur foyer pour leur noble héritier, voici une petite liste avec le temps d’utilité de chaque item. Il peut bien sûr y avoir des variations d’un poussin à l’autre mais ça donne quelques idées.

Dégagés depuis un bail :

  • la nacelle (le truc qui fait couffin, landau et lit auto pour les incultes) ; temps utile : de 0 à < 3 mois
  • le berceau (on le gardait en déco histoire de rentabiliser un peu) ; temps utile : de 0 à < 3 mois
  • tous les draps et alèses taille berceau (40×80)
  • la baignoire en plastique ; temps utile : de 3 semaines à 2 mois (je ferai un billet un de ces jours pour vous dévoiler THE technique de bain, un grand secret de famille)

Partis ce week-end :

  • le transat, vu que le poussin ne tient pas en place et qu’en plus il a dépassé les 9 kg, au delà desquels l’engin n’est plus homologué ; temps utile : de 0-1 à 8-9 mois
  • le tapis d’éveil (toujours le côté « je préfère aller débrancher l’ordi de maman que rester tranquillement là où on m’a posé ») ; temps utile : de 2-3 à 8-9 mois

Sur la sellette :

  • la coque de la poussette/maxi-cosi/siège-auto ; tant que sa tête ne dépasse pas et qu’on arrive à fermer la ceinture…
  • la poussette ; les sirènes de la petite maclaren toute légère nous (me) font tourner la tête (et pourtant on a un modèle léger et compact)

Si ça peut vous rassurer, nous ne regrettons aucun de ces objets qui nous ont tous été bien utiles en leur temps (sauf le berceau mais c’était un objet de famille alors l’investissement a été minime).

(image : http://www.imedias.biz/images/1735.jpg)