La basse-cour de la poule pondeuse

Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants

Babble 3 avril 2008

Filed under: Bibliothèque — poulepondeuse @ 1:27
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Au gré de mes cyber-pérégrinations, j’ai enfin trouvé LE site web dont je rêvais. Il est génial et je pourrais y passer mes journées. On y trouve en vrac :

  • Des articles style magazine, traitant de sujets aussi variés que l’autisme, la télé comme baby sitter ou l’allaitement d’un bébé qui n’est pas le sien. Ces articles sont écrits pour la plupart par des journalistes professionnel(le)s qui ont des enfants et sont ainsi à la fois bien documentés, pas moralisateurs ou dogmatiques pour deux sous et toujours agrémentés d’une pincée d’humour. Surtout ils sentent le vécu à plein nez. A noter en particulier la rubrique « Bad parent ». Bref de la super came.
  • Un courrier des lecteurs avec des questions qui sortent un peu des classiques rebattus, comme « peut-on regarder la télé pendant qu’on donne le sein ? », ou « est-ce mal de donner un (léger) somnifère à son poussin avant un long vol ? ». Et les réponses sont de la même qualité que les articles.
  • Quelques blogs très sympas, notamment un sur les dernières innovations en matos de bébé et un « people » (allez, avouez que vous adorez lire Voici chez le coiffeur).
  • Une encyclopédie spéciale parents, éditée par les parents, qui aborde tous les sujets autour de la maternité, de la grossesse aux jeunes enfants, avec un petit récapitulatif sur le sujet, des liens vers des articles du site sur le sujet, des liens vers différents « experts » (pédiatres médiatiques, universités…) avec des opinions différentes, et des témoignages de parents. Ainsi chacun peut se faire une opinion éclairée, ce qui semble être de façon générale la politique du site.
  • Et évidemment, les incontournables forums.

Le seul hic : c’est un site américain, donc en anglais, et les rubriques concernant notamment les tests de matériel sont fatalement moins intéressantes puisque les objets présentés ne sont pas forcément vendus de ce côté de l’Atlantique. Mais vous pouvez quand même courir chez Babble.

Voici un lien vers un lexique multilingue autour de la maternité si ça peut vous aider.

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La diversification alimentaire (1) 2 avril 2008

Suite à la demande de kim/helene, j’aborde aujourd’hui ce sujet épineux. Un vaste débat, sur lequel les spécialistes s’écharpent copieusement, et sortent sans ciller des déclarations strictement contradictoires à quelques années d’intervalle. De quoi s’arracher les cheveux. Et en attendant il faut bien nourrir nos poussins, dans un contexte où on nous abreuve déjà de recommandations alimentaires contraignantes en continu avec à la clé les pires menaces pour notre santé si on ne les suit pas rigoureusement. Le stress total.

J’ai poussé le sens du sacrifice jusqu’à acheter le magazine Parents de ce mois-ci (bon OK j’ai un penchant coupable pour la lecture de magazines, de préférence à faible valeur intellectuelle ajoutée), qui consacre un article aux nouvelles règles de la diversification. Celui-ci est basé sur un papier récent pondu par le comité Nutrition de la très sérieuse European society for paediatric gastroenterology, hepatology and nutrition (ESPGHAN), qui s’est lui-même largement inspiré des recommandations de l’OMS. A priori, il s’agit donc des connaissances scientifiques les plus précises et les plus pointues du moment. Par ailleurs ils reconnaissent de fortes variations dans les recommandations et les pratiques adoptées tant entre pays européens qu’au sein de chaque Etat. C’est vous dire l’imbroglio !

Pour une fois la plupart des études qui ont conduit à ces recommandations ont été faites sur des enfants allaités, et les auteurs reconnaissent qu’il y a très peu d’infos sur ceux nourris au lait maternisé. Cependant, même si des différences sont probables, ils préfèrent proposer des recommandations générales pour éviter d’ajouter à la (grande) confusion déjà en place. Et au passage ils signalent que l’OMS a publié de nouvelles courbes de croissance pour les enfants allaités, sauf que je n’ai pas réussi à mettre la main dessus, grmbl.

Voici leurs principales recommandations :

  • Il est souhaitable d’allaiter exclusivement jusqu’à 6 mois. Ne pas introduire d’autre aliment (solide ou liquide) que le lait (maternel ou maternisé) ou l’eau avant 17 semaines, et commencer au plus tard à 26 semaines
  • Attendre pour introduire des aliments potentiellement allergènes (comme le poisson et l’oeuf) n’a pas montré d’efficacité pour éviter les allergies, même chez les enfants « à risque ». Par contre l’allaitement exclusif jusqu’à six mois est la prévention la plus efficace.
  • Pendant la diversification, plus de 90% des besoins en fer de l’enfant doivent être couverts par les aliments solides, qui doivent donc être riches en fer.
  • Ne pas remplacer le lait maternel ou maternisé par du lait de vache avant un an, notamment à cause de sa faible teneur en fer
  • Il vaut mieux introduire le gluten entre 4 et 7 mois, de façon progressive et de préférence pendant que l’enfant est encore allaité, pour réduire notamment les risques d’allergie et de diabète.
  • Les bébés végétariens doivent consommer un minimum de 500 ml par jour de lait et produits laitiers, et un régime végétalien n’est pas recommandé pour eux (ni pour leur mère si elle allaite exclusivement).

D’autres idées et constatations intéressantes glanées lors de la lecture de ce papier :

  • Forcer un enfant à manger un aliment tend à augmenter son aversion pour celui-ci, tandis que l’interdiction d’un autre va le rendre plus désirable (ce sont des observations statistiques, pas un simple raisonnement logique !).
  • Les nouveaux-nés sont naturellement attirés par le sucré, mais la nourriture qui va leur être donnée peut significativement atténuer cette tendance.
  • Sans surprise, les boissons sucrées et jus de fruit ne sont donc pas recommandées, et surtout pas dans un biberon au lit (notamment pour le risque de carie).
  • Les très jeunes enfants doivent avoir au moins 25% de gras dans leur alimentation (une grande partie est fournie par le lait), surtout s’ils mangent peu ou sont sujets à des infections chroniques.
  • Au niveau du développement psycho-moteur, les auteurs considèrent que vers 6 mois le poussin sait manger à la cuillère (plutôt que d’en téter le contenu, en gros), vers 8 mois peut « gérer » de la nourriture grossièrement hâchée, avec de petits morceaux, et entre 9 et 12 mois acquière la capacité de se nourrir et de boire seul, surtout avec les doigts. A ce moment-là, il peut commencer à avoir un régime très proche de celui du reste de la famille.

Voilà donc l’état de l’art de la science sur le sujet, ça ne veut pas dire qu’il faut tout suivre aveuglément (d’autant plus qu’on risque de nous dire encore autre chose dans quelques mois/années). Mais au moins on peut faire ses choix en connaissance de cause. Dans un prochain billet, quelques idées d’ordre plus pratique.

 

La zapette à gosse 1 avril 2008

Filed under: Trucs et astuces — poulepondeuse @ 7:48
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zapette On en a tous rêvé, The spoon sisters l’a fait : la télécommande Control A Kid. Disponible ici, elle inclut les fonctions suivantes :

  • tiens-toi tranquille
  • stop (valable pour n’importe quelle activité, attitude, etc)
  • non (s’applique notamment à cigarette, tatouage et piercing)
  • des touches plus spécifiques, comme range ta chambre, mange des légumes, dis bonjour à la dame, grandis un peu, fais tes devoirs, dis merci, fais la vaisselle, ne réponds pas
  • un bouton énergie, qui permet d’augmenter (spécial ado léthargique) ou de diminuer (pour bambin hyperactif) à plaisir le niveau de la cible

Et bien sûr le must : Arrête ça (je rajouterais bien : tout de suite).

Si ça ne marche pas, on peut toujours la refiler à la cible pour faire une heureuse diversion.

(OK j’arrête avec mes trucs à la con et demain j’essaie de vous faire un vrai billet).

Découvert grâce à 7 sur le web.

 

Les parents sont-ils nuls ? 25 mars 2008

Filed under: Education,J'avoue — poulepondeuse @ 8:56
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super nanny Si vous traînez un peu sur la blogosphère bébé/enfant, vous n’avez pas pu échapper à une récente interview d’Aldo Naouri, pédiatre médiatique, dans Elle. Si elle n’est plus en ligne, vous en trouverez une retranscription ici, ainsi qu’une autre de ses bafouilles pour le Point (avec commentaires de la blogueuse). Son but principal semble être de redonner l’autorité aux parents, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose, même si certaines de ses méthodes feraient passer Super Nanny pour une baba cool portée sur le hasch (genre supprimer le doudou ou la tétine à deux ans précis, sans préavis ni explication, ou introduire des horaires de repas militaires après 3 mois).

Ce qui me fait halluciner, ce n’est pas tant le contenu de ses propos, mais l’arrogance de ce genre de personnage, qui à la fois accuse les parents de se laisser mener en barque par leurs enfants et en même temps les infantilise en leurs posant des tas de normes et d’interdits sur les sujets les plus personnels. On en arrive au point où il vous dit combien de fois dire « je t’aime » à votre enfant. Vous imaginez demander à votre gynéco ou à votre médecin traitant combien de fois par jour dire « je t’aime » à votre tendre moitié ? Non, évidemment, c’est un équilibre que vous avez trouvé tout seuls comme des grands. Parce que dans la vie de tous les jours, qu’il s’agisse de votre boulot, de votre couple ou de vos prochaines vacances, vous savez vous débrouiller seul, sans que tout le monde vienne y mettre son grain de sable.

Mais dès qu’il s’agit d’éducation, tout le monde s’érige en expert et se mêle de donner des conseils à gogo, sans se soucier qu’ils soient contradictoires ou surtout fort mal à propos. Les pédiatres notamment, parés de l’autorité médicale, tendent (surtout pour certains cas médiatiques) à outrepasser leur rôle : il n’est certes pas évident de définir la limite entre éducation, santé et bien-être, mais vous dire que votre enfant ne devrait plus prendre la tétine là maintenant tout de suite, devrait prendre 30 ml de lait de plus ou de moins, ou devrait le prendre à 16h et pas à 16h15, no comment. Et par-dessus le marché, on accuse les parents de démissionner devant leurs enfants et de ne plus avoir d’autorité. Croit-on vraiment qu’un parent sera plus respecté par son gosse s’il fait « comme on lui a dit » (même s’il ne voit pas très bien pourquoi ou comment) ? Les enfants ne sont pas stupides, loin de là, et sont très forts pour vous mettre devant vos propres contradictions.

Evidemment, c’est au pédiatre de vous transmettre les dernières connaissances scientifiques (comme « coucher un enfant sur le dos diminue les risques de mort subite du nourrisson », ou « donner du beurre de cacahuète à un enfant de 4 mois risque de le rendre allergique et/ou obèse »), et ces conseils sont souvent utiles et salutaires. C’est vrai qu’on se retrouve souvent parfois en panique devant ce truc bizarre qu’est le bébé, dont on a mystérieusement oublié de nous communiquer le mode d’emploi. On est alors prêt à croire la première personne qui a l’air de détenir LA solution miracle. Autant vous le dire tout de suite : c’est comme la recette magique pour maigrir sans régime et sans sport, ça n’existe pas. Et au final, c’est à vous de faire le tri dans tous ces conseils et ces idées, car c’est vous qui savez ce qui est le plus important pour vous et pour votre enfant, ce qui va marcher pour votre famille. Pour les trucs vraiment graves (genre « ne pas balancer son enfant par la fenêtre »), il y a la loi et les services sociaux.

Alors s’il vous plaît, mesdames et messieurs les donneurs de leçon, arrêtez de nous prendre pour des buses, merci, on sait très bien comment élever nos enfants, mais on finirait presque par l’oublier à force de se faire répéter à longueur de journée qu’on est incompétents.

 

Travailler ou rester à la maison ? 1 mars 2008

Filed under: Education — poulepondeuse @ 7:35
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DH Tel est le dilemme face auquel se retrouvent la plupart des jeunes mamans (bizarrement les pères se sentent moins concernés). Si cela peut vous aider, une étude récente publiée dans le Times britannique a montré que les mères qui travaillent sont en moyenne plus heureuses que celles qui restent au foyer. Ceci expliquerait peut-être aussi pourquoi la France a à la fois une haute fécondité (2.0 enfants par femme, le taux le plus élevé d’Europe d’après l’INSEE) et un taux élevé de mères qui travaillent (78% des mères de deux enfants en 1990, 85% des mères d’un enfant aujourd’hui, d’après le Monde diplomatique).

Evidemment, ça ne veut pas dire que toutes les mères au foyer sont malheureuses et que toutes les femmes qui travaillent sont folles de joie. Malgré tout, il me semble que dans la structure sociale actuelle, très centrée sur les familles nucléaires, on peut plus facilement ressentir un sentiment d’aliénation à rester seule toute la journée avec un bébé, que dans une société plus traditionnelle où la famille s’insère au quotidien dans une communauté plus large.

En parallèle émerge une nouvelle tendance : des mères « au foyer » qui s’investissent dans de nouvelles activités, comme fabriquer des objets ou vêtements pour bébé qu’elles vendent sur internet, ce qui est beaucoup plus souple pratiquement et financièrement qu’ouvrir une boutique. Par exemple Bébésouleil, qui propose porte-bébés (j’ai commandé un BBtube, j’espère le recevoir bientôt pour vous en dire plus) et vêtements pour enfants, ou encore Ptit popotin qui vend des couches lavables, bavoirs, vêtements et autres. Et le site Ptits dessous dont je vous ai parlé a été créé par une maman qui est depuis une véritable patronne de PME si j’en crois leur page de présentation. Et si vous êtes allergique au « Made in China », ça peut être une solution pas trop onéreuse. Personnellement je ne suis pas prête à me lancer dans ce type d’aventure, car je me trouve face à une machine à coudre comme un dromadaire devant une paire de skis (et quand ma mère -qui n’a toujours pas renoncé, gloire à elle !- me parle cannette, je pense « à l’orange »).

Pour en revenir à l’étude dont je vous parlais, ce qui m’a vraiment interpelée c’est cette petite phrase, quasiment inaperçue à la fin :

The researchers also discovered that children in a household bring no increase in life satisfaction for men. Among women, it increases only when children start going to school.

Donc les hommes britanniques interrogés pour cette étude n’ont pas trouvé que leur vie était plus belle après l’arrivée de leur(s) enfant(s), quant aux femmes apparemment elles n’en profitent qu’une fois expédiés à l’école. Je n’arrive pas à y croire, et j’en viendrais presque à douter de la validité de l’étude tellement je trouve ça triste. Et vous ?

 

Le concept du continuum 11 février 2008

Continuum Comme beaucoup de parents, je lis un peu tout ce qui me tombe sous la main lorsqu’il s’agit d’éducation et de comment s’y prendre avec nos poussins. En général, ce qui me plaît le plus, ce sont les auteurs qui prônent grosso modo de faire selon son intuition sans trop se prendre la tête (ahem, d’où l’intérêt de lire ce genre de bouquin…). Récemment j’ai voulu en savoir plus sur le concept du continuum, la bible du maternage. Pour vous rassurer immédiatement sur ma crédibilité de blogueuse, je ne l’ai pas lu. Malgré tout, j’ai fait un grand tour sur le site officiel et je pense en avoir retiré la substantifique moëlle. N’hésitez pas à me reprendre dans les commentaires et à nous faire profiter de votre expérience.

L’auteur, Jean Liedloff, a participé à plusieurs expéditions au Venezuela où elle a pu partager la vie des Indiens Yequanas dans la forêt amazonienne. Ayant constaté à quel point ce peuple et en particulier leurs enfants avaient l’air heureux et paisible, elle a tenté de comprendre les bases de leurs principes d’éducation. Voici les principaux points qu’elle a développés :

  • le bébé doit être depuis la naissance en contact physique permanent avec sa mère ou une autre personne ; il ne doit quitter les bras (ou un porte-bébé) que vers 6-8 mois lorsqu’il commence à se déplacer
  • il doit dormir dans le lit de ses parents (avec les parents bien sûr) jusqu’à ce qu’il le quitte de sa propre initiative (généralement vers 2 ans)
  • il faut l’allaiter complètement à la demande
  • on doit répondre immédiatement à ses demandes (faim, sommeil, câlin, etc) sans dévaluer l’enfant comme pénible, mais sans non plus en faire le centre de l’attention

Bon, autant vous dire que ça ne me paraît pas transposable tel quel au mode de vie occidental (au mien en tout cas). En même temps, ça n’est pas très grave, car notre mode de vie n’est pas celui des Yequanas, donc il ne me semble pas choquant que les enfants y soient préparés différemment. Ce qui me semble le plus intéressant, c’est le dernier point, celui qui à mon sens est le corps de cette théorie.

L’idée de répondre à la demande aux besoins de l’enfant (ou au moins du nouveau-né) est de plus en plus populaire en Occident. Cette pratique centrée sur l’enfant peut tendre à le mettre sur un piédestal et à lui donner un sentiment de toute-puissance. Pour Jean Liedloff, c’est nocif. L’enfant a besoin de sentir que l’adulte qui s’en occupe sait ce qu’il fait et ce qu’il veut, et pas qu’il recherche son assentiment pour chaque acte simple du quotidien. En outre, c’est l’enfant qui doit s’intégrer dans la vie de ses parents et non l’inverse. Elle prône ainsi que les parents vaquent à leurs activités habituelles en compagnie de l’enfant sans chercher ni à en faire le centre ni à le repousser. Si au cours de cette activité l’enfant manifeste un besoin, il faudrait y répondre simplement puis retourner à cette activité dès que le besoin est satisfait, voire si c’est possible continuer ce qu’on faisait en s’occupant de l’enfant. Pour elle, les enfants sont naturellement sociaux, c’est-à-dire que leur disposition innée est de collaborer avec les adultes et de participer à leurs activités.

Je trouve ceci extrêmement intéressant pour plusieurs raisons. D’une part, cela va à l’encontre de l’idée reçue selon laquelle une éducation plutôt fusionnelle et à l’écoute de l’enfant devrait obligatoirement créer de petits tyrans. D’autre part, je suis largement déculpabilisée de tous ces moments où je suis avec mon poussin sans vraiment m’occuper de lui (sans parler de toutes ces tétées pendant lesquelles j’ai bouquiné, parlé au téléphone, regardé la (trash) télé… shame on me !).

Evidemment, tout ceci est très séduisant sur le papier : des enfants calmes et heureux, des parents qui n’élèvent jamais la voix… N’oublions pas que les Indiens Yequanas vivent quasi-nus (« tu vas mettre tes chaussures oui ! »), n’ont pas de canapé Roche Bobois en soie sauvage écrue (« aaaaah nooooooon pas le nutella »), ne doivent pas aller à l’école ou chez le pédiatre (« dépêche-toi maintenant on est en retard »), et n’ont pas de gadgets coûteux (« arrrgll mon iphone dégouline de bave »). En prime ils profitent d’une structure sociale resserrée où la mère peut facilement confier son enfant à sa famille ou à d’autres enfants plus grands.

Malgré tout, ces pistes me semblent intéressantes. Quelqu’un a testé ?

 

Bienvenue dans la basse-cour 1 février 2008

Mais chez qui avez-vous mis les pieds (virtuellement s’entend) ? Depuis juin 2007, je suis la maman d’un joli poussin. Dès le début de la grossesse, j’ai commencé à me poser un tas de questions. Où accoucher ? Quelle poussette acheter ? Vais-je avoir des vergetures ? Comment va-t-on installer sa chambre ? Mais va-t-il seulement y dormir, dans cette fameuse chambre ? Et ça n’est pas allé en s’arrangeant, encore moins après la naissance. Heureusement, les ressources ne manquent pas : famille, amis, livres, magazines, et surtout le net. Informations, blogs ou forums sur la question sont légion. J’ai donc avancé, expérimenté, testé, approuvé (ou pas), et maintenant vient l’heure de partager. Je ne prétends pas vous expliquer comment élever votre enfant, j’ai peut-être les chevilles enflées mais il y a des limites. Je voudrais que ce blog soit un espace où tous ceux que ça intéresse pourraient venir discuter de la parentalité et des petits et grands problèmes qui s’y rattachent. Un endroit où on puisse trouver des idées et des pistes pour se sentir bien en famille, que ce soit sur les soucis pratiques du quotidien ou sur les grandes questions qui nous taraudent. Parents en panique, matriarches magnifiques, géniteurs gémissants, pères protecteurs ou gallinacées en goguette, soyez tous les bienvenus dans la basse-cour de la poule pondeuse.