La basse-cour de la poule pondeuse

Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants

Choisir une poussette (1) 17 mars 2008

landau Le commun des mortels ne voit même pas qu’il pourrait y avoir un problème. Choisir une poussette ? Facile, pas de quoi se faire des cheveux blancs. Le couple de futurs parents, lui, découvre avec angoisse une dimension parallèle et un véritable trou noir pour son CODEVI Livret de développement durable. Le choix disponible est ahurissant. Les prix atteignent ceux d’une petite mobylette. Les options possibles paraissent tout autant indispensables qu’incompréhensibles. Voici quelques repères pour vous aider à survivre dans cette jungle hostile (en trois parties, c’est le feuilleton à suspense du printemps).

Aujourd’hui, la première étape : quel genre de poussette vous faut-il ? Ces dernières années ont vu l’apparition de packs « trio » : avec un châssis sur lequel on peut fixer une nacelle, une coque ou un hamac. Commençons par définir ces termes :

  • le châssis : c’est le cadre métallique avec les roues. C’est la partie la plus importante, puisqu’il est utilisé de la naissance à la marche. Par contre il ne peut être utilisé seul.
  • la nacelle : c’est une sorte de couffin qu’on peut fixer sur le châssis pour faire un landau ou dans la voiture pour faire un lit-auto. On peut aussi l’utiliser comme lit pour le bébé au début.
  • la coque : c’est un siège-auto qui peut donc être fixé sur le châssis ou dans une voiture. Il peut faire transat d’appoint (mauvais pour le dos si poussin y reste plus de 1h30-2h d’affilée)
  • le hamac : cet élément n’est pas utilisable seul. C’est grosso modo un tissu avec des armatures qu’on fixe sur le châssis pour obtenir une poussette « classique ». Il est généralement inclinable, et peut donc aussi servir de landau.

La première question est donc : avez-vous besoin de tout cela ? Si vous n’avez pas de voiture, vous n’avez peut-être pas besoin d’investir des mille et des cents dans la sécurité auto. Cependant il est fort probable que le poussin fasse un tour en voiture un jour ou l’autre, et là le siège auto n’est pas négociable. Sachez cependant qu’on peut en louer auprès notamment des loueurs de voiture. Faites attention aux occasions, car un siège qui a déjà subi un choc n’est plus sûr. Vous pouvez aussi faire le tour des popotes et voir si des amis/familles pourraient vous prêter la nacelle et/ou la coque. A vous d’acheter un châssis compatible. Vous pouvez aussi acheter une poussette dont le hamac fasse landau, comme la Pramette, et un siège auto premier prix en grande surface. Et si vous pensez utiliser la poussette/landau peu souvent (par exemple si vous préférez le porte-bébé), vous pouvez très bien prendre une poussette canne légère dont le dossier s’incline complètement, style Maclaren Techno XLR, quitte à rajouter une couverture ou autre pour que poussin soit bien confortable.

La nacelle est surtout utile comme couffin. Il faut savoir que dans certains pays occidentaux (comme le Canada) elle n’est pas homologuée en voiture. Si vous avez déjà vu la façon dont le bébé y est attaché (une grosse ceinture à scratch autour du ventre et c’est tout), ça peut se comprendre. Et il faut deux ceintures trois points pour l’attacher (donc toute la banquette arrière si la ceinture du milieu est deux points), ainsi qu’un Bac +12 en poussettologie théorique et appliquée. Par contre c’est bien pratique pour faire dormir le poussin partout où vous allez. Mais ce rôle peut aussi être rempli par un couffin plus traditionnel, ou un couffin de voyage.

Donc si vous ne conduisez pas, réfléchissez à deux fois avant d’investir dans un tel pack. Par contre, les magasins proposent généralement des offres telles qu’il est souvent aussi intéressant (voire plus) de prendre la totale que de choisir entre nacelle et coque.

Au prochain épisode : tout, tout, tout vous saurez tout sur le châssis.

(photo : http://pagesperso-orange.fr/histoiredesenfants/victorian.html)

 

Grand ménage de printemps 4 mars 2008

menage Ce week-end (avant d’être terrassés par les foudres de la gastro), nous avons entrepris un grand ménage de tout le bazar du poussin qui traînait dans notre salon. Enfin quand je dis nous, je devrais dire le Coq, parce que soyons francs, s’il y a une fée du logis dans le poulailler, ça n’est pas moi. Bref. Pour démoraliser un peu les jeunes et futurs parents qui sont en train de siphonner leur livret de développement durable pour équiper comme il se doit leur foyer pour leur noble héritier, voici une petite liste avec le temps d’utilité de chaque item. Il peut bien sûr y avoir des variations d’un poussin à l’autre mais ça donne quelques idées.

Dégagés depuis un bail :

  • la nacelle (le truc qui fait couffin, landau et lit auto pour les incultes) ; temps utile : de 0 à < 3 mois
  • le berceau (on le gardait en déco histoire de rentabiliser un peu) ; temps utile : de 0 à < 3 mois
  • tous les draps et alèses taille berceau (40×80)
  • la baignoire en plastique ; temps utile : de 3 semaines à 2 mois (je ferai un billet un de ces jours pour vous dévoiler THE technique de bain, un grand secret de famille)

Partis ce week-end :

  • le transat, vu que le poussin ne tient pas en place et qu’en plus il a dépassé les 9 kg, au delà desquels l’engin n’est plus homologué ; temps utile : de 0-1 à 8-9 mois
  • le tapis d’éveil (toujours le côté « je préfère aller débrancher l’ordi de maman que rester tranquillement là où on m’a posé ») ; temps utile : de 2-3 à 8-9 mois

Sur la sellette :

  • la coque de la poussette/maxi-cosi/siège-auto ; tant que sa tête ne dépasse pas et qu’on arrive à fermer la ceinture…
  • la poussette ; les sirènes de la petite maclaren toute légère nous (me) font tourner la tête (et pourtant on a un modèle léger et compact)

Si ça peut vous rassurer, nous ne regrettons aucun de ces objets qui nous ont tous été bien utiles en leur temps (sauf le berceau mais c’était un objet de famille alors l’investissement a été minime).

(image : http://www.imedias.biz/images/1735.jpg)