La basse-cour de la poule pondeuse

Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants

Choisir un porte-bébé 6 mars 2008

panier bébé

(photo : Michel Davo, http://www.aebfrance.com/utilisations-artisanat/b-05.html)

D’abord je ne reviendrai pas sur l’utilité d’une telle babiole. Que ce soit pour les balades, pour les transports en commun, ou juste comme kit « mains libres » à la maison, avoir un porte-bébé n’est pas du luxe à mon avis. Et ça n’est pas forcément redondant avec la poussette, qui est aussi bien utile. Sans compter évidemment les bienfaits psychologiques et physiques du portage, mais déjà que ce billet va être long, on ne va pas développer ici.

porte bb chinois (photo: mei tai)

La première chose à vérifier, c’est qu’un porte-bébé soit confortable pour le bébé. Pour qu’il respecte la physiologie de l’enfant, il faut que celui-ci y soit assis sur ses fesses et ses cuisses, et pas suspendu sur les parties génitales avec les jambes qui pendouillent. Cette position doit aussi lui permettre d’avoir le dos légèrement arrondi (les pros parlent de cyphose), ce qui est très important pour les nouveaux-nés. Les portes-bébés en tissu remplissent à peu près tous cette condition. On connaît souvent l’écharpe, mais il y en a plein d’autres : porte-bébé chinois (mei tai ou chinado), porte-bébé coréen (podeagi), pagne africain, sling (hamac à boucles ou porte-calllin), bébétube, tonga, etc. Ça n’est en général pas le cas des portes-bébés plus classiques, mais on peut citer l’ergobaby et le manduca qui sont prévus pour.

echarpe-portebebe.jpg(photo : écharpe)

La seconde, c’est le confort du porteur. Pour que le poussin vous paraisse moins lourd, il faut qu’il soit installé aussi haut et aussi serré contre vous que possible. Le porte-bébé doit vous permettre de régler parfaitement ces deux paramètres. Il est aussi important que le poids du schtroumpf soit bien réparti sur l’ensemble du corps, et pas juste sur les épaules. Notez aussi qu’a priori il me semble plus confortable de porter de façon symétrique qu’asymétrique, mais cette dernière technique a aussi ses adeptes. Pensez aussi au poids du porte-bébé qui devra s’additionner à celui du bébé : plus il y a d’armatures, de machins et de bidules, et plus ça pèse lourd. Enfin les portes-bébés en tissu artisanaux doivent être d’une qualité exemplaire ; le type de tissu peut notamment beaucoup jouer sur le confort. Il ne faut pas lésiner à mon avis. Certes les Africaines portent leur enfant avec un petit bout de tissu tout simple tout fin, mais n’oubliez pas que ce mode de portage a été développé pour un style de vie assez différent du nôtre (incluant notamment de porter beaucoup de choses et pas des plus légères de façon routinière, et beaucoup sur la tête). Mieux vaut un bon porte-bébé/écharpe d’occasion qu’un neuf plus cheap.

podeagi (photo : podeagi)

Il faut ensuite vous préoccuper des possibilités offertes par le porte-bébé : quelles positions ? à partir de et jusqu’à quel âge/poids ? Dans notre culture on voit surtout des bébés portés devant, mais il faut savoir que surtout à partir d’un certain poids il est beaucoup plus agréable de porter dans le dos. Vous avez remarqué qu’on part en rando avec un sac à dos ? Et pas avec un sac à ventre ? Si vous voulez pouvoir porter le poussin quand il a dépassé les 9-10 kg, vous serez vraiment mieux avec lui dans le dos. Et en plus vous serez bien plus dégagé pour vaquer à vos occupations habituelles. Le portage dit « face au monde » (sur le ventre) est assez populaire, mais il est difficile de positionner le poussin de façon physiologique pour lui comme pour vous. On imagine bien qu’il va avoir tendance à pencher vers l’avant (donc pas vers le porteur), et ça n’est pas très confortable. Et je ne rentre même pas dans le débat de savoir si cette position apporterait trop de stimuli au bébé (parce que franchement je n’ai pas d’opinion sur la question).

portage afrique (photo : http://www.afrology.com/soc/portages_bebe.html)

Le dernier critère, mais pas des moindres, est l’utilisation que vous comptez en faire : fréquente ou pas, pour des grandes balades ou plutôt ponctuellement, qui va porter (les deux parents ou un seul), voulez-vous l’utiliser pour allaiter, etc. Et il n’est pas toujours évident de se projeter avant l’arrivée du poussin.

L’écharpe est à mon avis le mode de portage le plus protéiforme. On peut porter même des prématurés (il en existe d’ailleurs une spéciale plus étroite pour ça) et jusqu’à 3-4 ans confortablement. Elle s’adapte confortablement à tous les porteurs et peut être mise de plusieurs façons dans différentes positions. L’inconvénient, c’est qu’il faut s’y mettre et être un minimum motivé. A mon avis c’est un peu comme la coupe menstruelle/les lentilles de contact, les premières fois sont galères mais quand ça roule c’est cool (ma poule). Je ferai sûrement un billet plus détaillé sur les subtilités de l’écharpe bientôt.

Le mei tai et le podeagi, je n’ai pas essayé. Ça a l’air plus simple à maîtriser que l’écharpe et très confortable. C’est aussi moins enveloppant donc plus aéré en été. Par contre les différents sites qui en vendent ne s’accordent pas sur l’âge minimum du poussin (naissance ici, 4 mois ).

Le pagne à l’africaine, pas essayé non plus. Ce mode de portage a tendance à écraser un peu les seins, donc personnellement ça ne me tente pas. Mais vous trouverez une adepte (avec vidéo d’explication), qui apprécie d’avoir les épaules dégagées, ici.

sling tonga

Le sling (à gauche), le tonga (à droite) et le bébétube sont assez simples d’utilisation et s’installent et se désinstallent en un tour de main. Par contre on porte de façon asymétrique. Je teste en ce moment le bébétube, je vous raconte bientôt.

Le porte-bébé ergobaby : voir un avis ici.

Et bien sûr plein d’autres que j’ai oubliés, que je ne connais pas ou qui vont être bientôt proposés. Mais avec tout ce que je vous ai raconté, vous devriez pouvoir les évaluer tout seul (même si rien ne vaut l’essai !).

Quelques liens utiles pour finir cette tartine :

Bébé portage et son cousin Porter son enfant : beaucoup d’informations et de « trucs » autour du portage en écharpe (c’est là que j’ai trouvé beaucoup d’éléments que j’ai repris dans cet article), des pas à pas pour réaliser les principaux nouages, et sur Bébé portage un forum sur lequel une monitrice en portage répond (en général) dans les 24 heures à toutes les questions.

A portée de bisous : un blog qui tient notamment une « porte-bébé-thèque » à jour

Cerise cannelle : un blog avec tout une partie sur le portage incluant plein de vidéos (et rien ne vous empêche ensuite de fureter sur le site si le reste vous branche)

Porter son bébé : site web d’une association de portage avec plein d’explications, un forum et un blog qui mène un grand test de plein de porte-bébés.

Prochain billet : la fameuse technique de bain !

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Coup de coeur 5 mars 2008

corazza Si vous voulez lire quelque chose sur la maternité de drôle, très réaliste et pas gnangnan pour deux sous, mettez vite la main sur Je veux un bébé ! (moi non plus !) et Faites des gosses (qu’ils disaient !) de Lynda Corazza. Elle y raconte tout, sans mettre de gants mais sans en rajouter non plus. Pas besoin, le comique de situation est parfaitement mis en valeur par les dessins. Si vous êtes déjà passé(e) par la case bébé, ça vous rappellera de bons souvenirs (et aussi l’occasion d’une bonne tranche de rigolade). Si vous êtes en plein dedans, vous allez peut-être flipper un peu entre deux fous rires (ou rire un peu jaune), n’oubliez pas qu’il y a aussi plein de bons moments (mais c’est moins rigolo à dessiner j’imagine). Et ça doit avoir aussi une portée « universelle » puisqu’une de mes amies pas du tout dans le trip bébé gloussait toute seule sur le deuxième l’autre jour.

En bref, vous vous reconnaîtrez probablement bien mieux que chez Laurence Pertier ou Edwige Annoud. En prime, l’auteur a un blog (déjà référencé dans le blogroll à gauche) où vous trouverez régulièrement un dessin inédit et surtout des liens pour acheter les bouquins (voyez aussi la jolie bannière à gauche). A offrir, s’offrir, se faire offrir de toute urgence.

 

Grand ménage de printemps 4 mars 2008

menage Ce week-end (avant d’être terrassés par les foudres de la gastro), nous avons entrepris un grand ménage de tout le bazar du poussin qui traînait dans notre salon. Enfin quand je dis nous, je devrais dire le Coq, parce que soyons francs, s’il y a une fée du logis dans le poulailler, ça n’est pas moi. Bref. Pour démoraliser un peu les jeunes et futurs parents qui sont en train de siphonner leur livret de développement durable pour équiper comme il se doit leur foyer pour leur noble héritier, voici une petite liste avec le temps d’utilité de chaque item. Il peut bien sûr y avoir des variations d’un poussin à l’autre mais ça donne quelques idées.

Dégagés depuis un bail :

  • la nacelle (le truc qui fait couffin, landau et lit auto pour les incultes) ; temps utile : de 0 à < 3 mois
  • le berceau (on le gardait en déco histoire de rentabiliser un peu) ; temps utile : de 0 à < 3 mois
  • tous les draps et alèses taille berceau (40×80)
  • la baignoire en plastique ; temps utile : de 3 semaines à 2 mois (je ferai un billet un de ces jours pour vous dévoiler THE technique de bain, un grand secret de famille)

Partis ce week-end :

  • le transat, vu que le poussin ne tient pas en place et qu’en plus il a dépassé les 9 kg, au delà desquels l’engin n’est plus homologué ; temps utile : de 0-1 à 8-9 mois
  • le tapis d’éveil (toujours le côté « je préfère aller débrancher l’ordi de maman que rester tranquillement là où on m’a posé ») ; temps utile : de 2-3 à 8-9 mois

Sur la sellette :

  • la coque de la poussette/maxi-cosi/siège-auto ; tant que sa tête ne dépasse pas et qu’on arrive à fermer la ceinture…
  • la poussette ; les sirènes de la petite maclaren toute légère nous (me) font tourner la tête (et pourtant on a un modèle léger et compact)

Si ça peut vous rassurer, nous ne regrettons aucun de ces objets qui nous ont tous été bien utiles en leur temps (sauf le berceau mais c’était un objet de famille alors l’investissement a été minime).

(image : http://www.imedias.biz/images/1735.jpg)

 

Des nouvelles du front 28 février 2008

corde linge J’ai fait les premiers tests de mes lavables. Pour le moment j’ai essayé chacune des quatre une fois. Globalement, ça s’est plutôt bien passé. La manipulation n’est pas forcément plus complexe, juste un peu différente, à mon avis une fois qu’on a pris ses marques ça doit rouler tout seul. Même les couches dites « classiques » avec culotte de protection n’ont pas été trop difficiles à mettre. Une seule petite fuite est à déplorer, et après plus de 3 heures de port. Et la couche n’avait été « prélavée » qu’une seule fois. Le papier magique est à peu près fonctionnel, et en cas de dégâts un coup de douchette et c’est parti (sur la polaire en tout cas, les autres tissus ne sont pas tombés sur le ticket magique). Pour le moment, je pense donc continuer sur cette voie. Reste à choisir le ou les modèle(s) gagnant(s), mais je me laisse encore un peu de temps.

Je dois dire que malgré tout le bien qu’on dit du bambou, je ne suis pas très chaude sur cette matière car elle est très très longue à sécher (+ de 24 heures). Or j’ai une machine à laver pourrie (essorage max : 750 tr/min), et je ne peux faire sécher mon linge qu’à l’intérieur. Donc c’est un critère très important pour moi, d’autant plus qu’il est clair que je ne pourrai pas faire de lessive tous les jours. J’aime bien aussi l’effet « au sec » et « caca s’en va tout seul » de la polaire. Mais on peut mettre une simple doublure de polaire sur une autre matière donc ça n’est pas gênant. J’aimerais finalement présenter les modèles à la nounou pour qu’elle participe au choix, histoire qu’elle se sente impliquée et que tout se passe bien.

Quelques réflexions pratiques :

  • Il va falloir réorganiser la salle de bains. Autant avec les couches jetables on peut faire un joli petit tas qui prend pas trop de place, autant là ça ne s’empile pas du tout. Un petit panier bien situé serait pas mal à mon avis. Il faut aussi prévoir une aire de transit de la couche sale (hors de portée des petites mains) car si caca il faut aller le vider dans les toilettes. Donc on ne peut pas mettre directement la couche dans le seau. Si nécessaire, il faut aussi pouvoir aérer les culottes qu’on n’utilise pas (je les ai accrochées à la poignée du placard).
  • La garde-robe du poussin risque de passer à la taille supérieure un peu plus vite que prévu. Même les couches dites fines sont plus épaisses qu’une jetable saturée. Par contre j’ai l’impression que le volume n’augmente pas vraiment quand la couche absorbe. En tout cas pas de jean slim pour poussin. Les bodys un peu justes je ne les ai pas fermés ; sinon je ne mets que la pression du milieu pour éviter les fuites.
  • Deuxième effet kiss cool : quatre couches, même avec inserts, doublures et tout le tremblement, ça ne vous remplit pas un lave-linge. Et à trois on n’a pas de quoi compléter tous les jours. Donc tout est super propre chez nous : je viens de laver nos peignoirs et nos draps pour compléter (en deux machines quand même). A ce rythme-là demain j’attaque les rideaux.

Voilà pour cette fois, une fois que j’aurai testé plusieurs fois les couches (et lavé, et relavé, et relavé, en espérant avoir enfin une idée correcte de leur capacité d’absorption), et notamment de nuit je ferai un petit bilan sur les + et les – de chaque modèle.

(image : http://www.journalletoile.com/article-124221-Le-bonheur-dune-corde-a-linge.html)

 

Le chant prénatal 26 février 2008

castafiore Dans la série « J’ai testé pour vous », la Poule pondeuse présente : le chant prénatal. En fait c’est un vrai-faux test, car je n’ai jamais mis les pieds dans un cours de chant prénatal. Il faut dire que je pratique le chant classique depuis bien 10 ans maintenant, alors passer deux heures à apprendre la respiration abdominale et à faire « ééééééé uuuuuu aaaaaa », merci mais très peu pour moi. Par contre, j’ai passé du temps, la main délicatement posée sur ma grosse bedaine, à chanter doucement et bien concentrée sur Junior (c’était le petit nom du poussin in utero) une petite sélection de quelques chansons amoureusement choisies, et toujours les mêmes. Je me voyais déjà prenant un petit poupon désespéré, hurlant à la mort, que rien ne semblait pouvoir calmer, et l’apaiser en quelques instants avec un doux refrain.

Autant briser le suspense tout de suite : ça n’a pas marché. Le petit gros poupon désespéré, hoquetant de rage, il n’en avait rien à carrer de ma jolie chanson. Limite s’il la supporte quand il est déjà de bonne humeur. Ramasse tes dents la poule. Cela dit, de faire des sons bizarres ça m’a bien aidée pendant les contractions. Je faisais un genre de « bbbouuuuuu » régulier et un peu grave, et comme il était 4 heures du mat’ et que le coq dormait du sommeil du juste, il faisait des rêves bizarres avec une sorte de téléphone portable géant en mode vibreur.

Tout ça pour dire, c’est sympa de chanter mais il n’y a pas de résultat garanti.

 

Elles sont parmi nous 25 février 2008

Filed under: Couches lavables,Ecologie,Tests — poulepondeuse @ 4:52
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Ma commande de couches lavables que j’ai passée jeudi soir chez Ptits dessous est déjà arrivée ! Ils ne rigolent pas quand ils disent 24 heures, un bon point pour eux. A noter qu’en plus j’ai reçu des mails réguliers pour m’informer de son statut. Le colis est bien optimisé, pas d’espace inutilisé (je ne sais pas pour vous mais ça m’éneeeeeeeerve de recevoir un énorme colis à moitié vide). Pas de rembourrage non plus (pour des couches en même temps…). Le contenu correspond exactement à ma commande, et les photos du site web sont assez fidèles aux articles, qui ont plutôt l’air de bonne qualité. Les couches ont des étiquettes pour savoir laquelle est laquelle (j’ai panaché les modèles), par contre j’ai pris aussi des inserts et des doublures et là rien du tout. Bon en me connectant sur le site (et en utilisant quelques uns de mes neurones) j’ai réussi à refaire les couples couche/doublure ou insert mais c’est un peu dommage. J’aurais bien aimé une petite notice explicative aussi, mais je vais probablement imprimer le mode d’emploi téléchargeable sur le site. Ils annoncent aussi qu’on peut les appeler si on est trop en panique.

Un petit détail pratique : le bambou sème des petits morceaux de tissu partout (mais ça j’imagine que c’est la matière, pas forcément la marque). Si vous êtes pourvue d’un mari un peu maniaque de la propreté (comme moi), faites gaffe en déballant vos couches si il vient de passer l’aspirateur (pas comme moi). Par contre j’ai découvert entre temps que les matières naturelles (type bambou justement) nécessitaient une DIZAINE de lavages (+ séchage) pour atteindre leur optimum d’absorption. Je vais déjà commencer par les faire tremper jusqu’à demain matin. Et vous devrez patienter un peu pour le verdict final !

[edit : En fait c’est la microfibre qui se débine et pas le bambou. Et après un passage en machine le problème semble réglé]

 

Eviter et soigner l’engorgement 24 février 2008

bouchon Suite à mes promesses d’hier, voici quelques pistes concernant l’engorgement et ses copines, mastite et lymphangite. Concrètement, de quoi s’agit-il ? Vous sentez une tension désagréable dans une partie du sein, qui peut devenir rouge et gonflée (oui, encore plus que le reste, c’est possible !). Cette tension ne disparaît pas après la tétée (peut s’atténuer puis revenir). C’est généralement un (ou plusieurs) canal lactifère qui est bouché et par lequel le lait ne peut plus s’écouler. Dans certains cas, le bébé n’arrive même pas à faire sortir de lait du sein concerné. Et si vous ne faites rien, ça risque de dégénérer en infection, plus communément appelée mastite ou lymphangite, avec fièvre et autres joyeusetés. C’est surtout fréquent dans les deux-trois premiers mois, quand l’allaitement n’est pas bien régulé, mais ça peut aussi arriver aux vieilles routières.

D’abord, comment éviter une situation somme toute assez pénible ? Tout simplement en évitant le trop-plein : bien alterner les deux seins, et si le bébé saute une tétée, ne pas hésiter à tirer un peu de lait (manuellement ou au tire-lait) si les seins sont tendus. Pas forcément l’équivalent d’une tétée entière, juste de quoi soulager la tension. Evitez aussi de porter des soutien-gorges trop serrés qui vous scient le sein en deux (plus facile à dire qu’à faire quand on fait soudainement du 95 I, je suis bien d’accord). Si vous décidez de sevrer votre poussin, allez-y progressivement (attendez plusieurs jours avant de supprimer une autre tétée) et évitez de supprimer deux tétées consécutives.

Dès que vous sentez les premiers symptômes, prenez immédiatement les choses en main. N’arrêtez surtout pas de faire téter l’enfant, bien au contraire, et ne négligez pas l’autre sein pour autant. Sachez que la zone la plus stimulée du sein est celle au-dessus de laquelle se trouve le menton du poussin. Donc à vous de faire votre propre kama-sutra de l’allaitement pour favoriser le drainage de la zone. Et c’est en tout début de tétée que la stimulation est la plus forte. Vous pouvez « accompagner » en massant la zone douloureuse pendant la tétée.

Entre deux, pour diminuer l’inflammation, appliquez du froid ou du chaud (selon ce qui vous soulage le mieux), et glissez (attention minute glamour) une feuille de chou dans votre ravissant soutien-gorge d’allaitement. Vous pouvez aussi appliquer une pommade du style Osmogel mais à nettoyer soigneusement avant la tétée car pas top pour le poussin. C’est aussi une excuse en or pour vous vautrer dans le canapé pendant que Chéri fait la vaisselle, car le repos est fortement recommandé par la faculté.

Si les symptômes persistent, voire s’aggravent, consultez au plus vite, mais pas n’importe qui. Beaucoup de médecins sont encore hélas peu au fait des subtilités de l’allaitement, et on risque de vous prescrire d’arrêter l’allaitement, ce qui serait dommage et n’arrangerait pas vraiment votre problème. Donc visez plutôt votre maternité ou une sage-femme libérale ; peut-être une consultante en lactation, mais ne les ayant pas fréquentées je préfère ne pas me prononcer sur le sujet. Lorsque cela m’est arrivé, une gentille sage-femme est venue chez moi pour me traire faire un massage drainant. Ça n’est pas très agréable, mais c’est souverain.

(image : http://www.smtc90.fr/upload/smtc/embouteillage.jpg)