La basse-cour de la poule pondeuse

Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants

La valise (3) 9 avril 2008

Pour finir cette merveilleuse trilogie, réfléchissons à ce dont on a besoin pour quitter la maternité et accueillir un poussin chez soi.

Pour partir :

  • A moins que vous ne repartiez à pied, il vous faut un siège auto adapté (dos à la route ou nacelle). Il est conseillé d’en étudier la fixation AVANT le jour J.
  • Selon la météo et la saison il va falloir couvrir le poussin. Il est fortement déconseillé de le mettre en combinaison pilote dans le siège auto (pour la sécurité et puis il ne fait généralement pas si froid dans une voiture). Il existe des nids d’ange avec des petits trous judicieusement placés pour laisser passer la ceinture, et rien ne vous empêche de l’ouvrir une fois qu’il fait bon chaud dans la voiture. Globalement le nid d’ange m’a paru un bon investissement. Cela dit si vous accouchez en juillet à Montpellier, vous pourrez probablement vous en passer (quoi qu’avec le changement climatique, y a plus de saison ma brave dame).
  • Pensez aussi à prendre de quoi vous habiller, vous n’allez quand même pas sortir en tongs et en slip filet…

Une fois rentrés, quels sont les basiques indispensables ?

Pour coucher le poussin :

  • votre lit peut faire l’affaire si vous êtes adepte du cododo mais c’est quand même bien utile d’avoir un couffin/berceau/nacelle/lit de bébé selon ce que vous avez et ce qui vous arrange.
  • Pas de drap, couverture, oreiller ou édredon avant au moins 18 mois (oui il y a des enfants qui meurent étouffés dans leur couette à 1 an et oui j’en ai connu un). S’il fait froid, vous avez le choix entre gigoteuse, surpyjama et nid d’ange : privilégier les modèles les plus faciles à mettre avec nombreuses ouvertures. Pour les premiers mois le nid d’ange est pas mal. Pensez aussi aux draps housse et alèses.
  • Une veilleuse nous a été très utile pour nous occuper du poussin la nuit. Et cela fait plusieurs mois qu’il dort sans sans problème, pour ceux qui auraient peur de donner des mauvaises habitudes.

Pour changer le poussin :

  • N’achetez pas trop de couches d’un coup, que ce soient lavables ou jetables, car il faut trouver le bon modèle pour la morphologie du poussin (sans compter les problèmes d’irritation), et ça même le meilleur échographiste ne pourra pas vous aider. Un petit truc : il vaut mieux passer à la taille supérieure dès que le bébé atteint le bas de la fourchette de poids plutôt que de garder la taille inférieure le plus longtemps possible (ça n’empêche pas de finir le paquet bien sûr), car en plus de la taille la capacité d’absorption augmente aussi. Si vous souhaitez utiliser des lavables, c’est toujours utile d’avoir un paquet de jetables sous la main.
  • Même si on peut changer le poussin par terre, sur son lit ou que sais-je, c’est quand même bien pratique d’avoir un espace dédié à hauteur de parent (on n’est pas obligé d’acheter une table à langer, ça dépend vraiment de la configuration de votre chez-vous ; par exemple nous avons aménagé le dessus du lave-linge avec une grande planche et des tasseaux), où vous pourrez avoir tout ce qu’il vous faut sous la main. Investissez au moins dans un genre de matelas (il y en a un pas cher du tout et tout blanc -parfait pour les allergiques à Winnie et ses amis- chez le célèbre magasin d’ameublement bleu et jaune). Il vaut mieux choisir un endroit où tout est facilement nettoyable, y compris le sol, mais je n’en dis pas plus pour ne pas choquer les âmes sensibles.
  • Le plus simple est d’utiliser de l’eau et des carrés de coton (en supermarché à côté des couches), avec éventuellement une crème apaisante (genre liniment oléo-calcaire, en pharmacie). Si votre conscience écologique vous taraude, vous pouvez utiliser un gant de toilette et/ou des carrés de polaire lavables. En cas de grosse irritation, le mytosil est un grand classique (mais l’odeur…) ; j’aime bien les pâtes à l’eau comme eryplaste, ça marche bien et ça ne sent rien.
  • Prévoir évidemment une poubelle étanche, facile à nettoyer, grande (>15L sauf si vous avez un vide-ordure/adorez sortir les poubelles ; indispensable si vous utilisez des lavables) et de préférence à pédale (à moins que vous ne soyiez un poulpe).

Pour les soins :

  • Pour le cordon : compresses stériles, éosine en unidoses et alcool à 60°
  • Des unidoses de sérum physiologique sont utiles pour nettoyer le nez, les oreilles et les yeux. On en trouve en supermarché.
  • Un thermomètre peut s’avérer utile si vous soupçonnez de la fièvre.

Pour le nourrir :

  • Que vous allaitiez ou pas, il est utile d’avoir un ou deux biberons et une petite boîte de lait maternisé sous le coude. Attention, certains bébés refusent certaines tétines, donc il vaut mieux attendre de voir sa réaction avant d’en acheter 10 de la même marque. Et toutes les tétines ne sont pas compatibles avec tous les biberons (même si les fabricants prétendent le contraire). Pensez au goupillon pour nettoyer.
  • Pour stériliser, sachez qu’on peut faire bouillir 5 minutes (sauf le caoutchouc, qu’on peut stériliser avec des pastilles, vendues en hypermarché) ou passer 10 minutes à la vapeur (plus rapide dans l’autocuiseur). Donc si vous ne pensez stériliser qu’occasionnellement (pour info il n’est plus recommandé de stériliser systématiquement les biberons, sauf pour conservation du lait maternel), il n’est pas indispensable d’investir dans un gros bidule. Attendez un peu pour évaluer vos besoins.
  • Le coussin d’allaitement peut servir aussi bien pour le sein que pour le bib, et permet de bien s’installer pour des tétées qui sont souvent longues et fréquentes au début.
  • Si vous allaitez, attendez que la montée de lait soit passée pour racheter quelques soutiens-gorge d’allaitement, afin que votre taille soit à peu près stabilisée. Les hauts d’allaitement ne sont pas indispensables : on soulève son t-shirt et voilà ! Avec le bébé bien installé (et le coussin !) on ne voit rien de votre bidon qui pendouille. Les coussinets d’allaitement sont souvent indispensables au début, il existe des lavables et des jetables. Au moins au début, privilégier ceux avec effet « au sec » pour protéger les mammelons. Ne pas oublier son tube de lanoline à la maternité… Les coquilles recueil-lait sont pratiques aussi (souvent le sein qui n’est pas tété coule de concert avec son copain), ça permet de recueillir un peu de lait sans recourir au tire-lait et puis ça peut aider à stimuler la lactation si vous vous sentez dépourvue à ce niveau-là. Par contre à éviter à tout prix de les utiliser la nuit parce que c’est un coup à en mettre partout… Les bouts de sein en silicone (ou téterelles) sont controversés : certaines ne jurent que par eux, d’autres au contraire pensent qu’ils ont failli saboter leur allaitement. A utiliser avec discernement donc. J’ajouterai le téléphone d’une personne de confiance (et qualifiée) en cas de problème : sage-femme, consultante, bénévole d’une association…

Pour la jeune pondeuse :

  • Des stocks de serviettes hygiéniques (parce que pas évident d’envoyer votre homme, surtout qu’il risque de ne pas rapporter les bonnes) : désolée pour celles qui ne savaient pas mais après 9 mois de tranquillité, on rembourse avec pénalités de retard. Ne lésinez pas sur la qualité car ça peut durer facilement 2-3 semaines, ce qui peut être irritant à la longue (au propre comme au figuré). Je ne sais pas si des serviettes lavables pourraient être plus confortables (mais oui ça existe aussi !).
  • Un porte-bébé peut être utile très vite, même (et surtout) à la maison, pour pouvoir faire autre chose sans délaisser son poussin (et sans qu’il hurle comme si on voulait lui arracher un oeil, ce qui est très mauvais pour la santé mentale de ses parents).
  • Je crois l’avoir déjà mentionné dans ces pages, mais la sécu vous remboursera plusieurs visites de sage-femme à domicile (j’ai pas retrouvé le nombre exact), il ne faut pas hésiter à en profiter, elles sont compétentes pour (bien) s’occuper de maman et de bébé. Et c’est tellement plus agréable que d’aller courir à la PMI. Vous pouvez obtenir leurs coordonnées auprès de la maternité (entre autres).
  • De l’aide ! Que ce soit le papa ou une autre personne (bien choisie, évitez la belle-mère si elle vous donne déjà de l’urticaire en temps normal), on n’est pas trop de deux, ne serait-ce que pour nourrir la jeune mère (l’allaitement ça creuse !) et tenter de garder un certain contrôle sur l’état de la maison. Et je ne parle pas de celles qui ont en plus des aînés à gérer…

J’en ai peut-être (sûrement) oublié, donc n’hésitez pas à compléter en commentaire. Mais je crois que pour le reste du bazar (transat, tapis d’éveil, parc, chaise haute, écoute-bébé, trotteur, etc), rien ne presse. Vous allez recevoir des cadeaux, et puis si on ne veut pas que sa maison ressemble (tout de suite) une succursale d’Aubert et consorts, on peut y aller progressivement, et essayer de voir au fur et à mesure ce qui nous rendrait vraiment service. D’autant plus qu’avec internet on n’est plus obligé de faire une expédition pour le moindre achat.

 

La valise (2) 8 avril 2008

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Aujourd’hui le contenu de la grande valise (pour le séjour) :

Pour le poussin :

  • Des tenues : principalement des bodys et des pyjamas (éventuellement des chaussettes si les pyjamas n’ont pas de pieds). Il fait souvent très chaud dans les maternités, la turbulette est donc rarement nécessaire. Comme dit précédemment, à moins qu’on vous annonce un tout petit poussin, il n’est pas très utile d’investir dans la taille naissance ; de plus tant qu’ils ne se déplacent pas ils ne sont pas gênés par des vêtements un peu grands. Prendre des vêtements qui ne s’enfilent pas par la tête et qui s’ouvrent facilement à l’entrejambe. Prévoir au moins une tenue par jour de séjour.
  • Les fameux langes carrés en coton : utiles pour le change, pour ramasser les petites régurgitations (les premiers jours il reste du liquide amniotique dans l’estomac donc ça peut vite tourner à l’usine à fromages), éventuellement on peut en mettre sous la tête du poussin dans le berceau.
  • Des serviettes de toilette (pour le bain du poussin, le change, etc) : pour le nombre n’oubliez pas que les bébés adorent faire pipi quand ils ont les fesses à l’air.
  • Eventuellement une taie d’oreiller (avec laquelle vous avez dormi pour qu’elle sente la bonne odeur de maman) à utiliser comme drap housse pour le petit berceau.
  • En général, couches (jetables), lait et biberons sont fournis sur place, ainsi que de quoi pratiquer les soins du cordon.
  • Son petit savon perso (préférer un modèle liquide en flacon-pompe, bien plus pratique) : pas obligatoire, mais pensez-y si vous avez des exigences d’odeur et/ou de composition (parabens, trucs bio).
  • Si vous avez aussi des idées précises pour le change, prenez vos produits (à la maternité où j’étais c’était eau tiède et coton, + vaseline pour le méconium)
  • Eventuellement une tétine (mais au pire on vous en donnera une), selon vos opinions sur le sujet (susceptibles de changer après la naissance, nous en reparlerons).

Pour la maman

  • Des tenues : prévoir deux pyjamas/chemises de nuit et aussi des tenues de jour. Privilégiez pour le bas les couleurs foncées (fuites de sang possible) et des tenues aussi fluides que possible : on a généralement l’entrejambe un peu, euh, comment dire, endolori et le bidon qui pendouille plutôt ultra sensible. En haut, si on veut allaiter, les trucs qui s’ouvrent sont pratiques (notamment pour faire sécher les tétons endoloris/crevassés).
  • Les fameux slips filet/culottes jetables : ou alors quelque chose qui ne serre absolument pas, et auquel vous ne tenez pas trop, style culottes Tati.
  • Un à deux paquets de serviettes hygiéniques super nuit : ne pas lésiner sur la qualité, notamment du voile (prendre une marque à laquelle on est habituée). Désolée mais c’est quasiment la seule situation où la coupe menstruelle n’est pas recommandée (en même temps j’imagine mal l’utiliser dans ces merveilleux moments). La maternité vous refile généralement des trucs des années 50 avec voile effet spécial humide et sans truc qui colle, ce qui fait qu’en moins d’un quart d’heure le bidule (humide) est dans votre dos. Très mauvais pour le baby blues.
  • Pour une éventuelle cicatrice (soyons optimistes) : vous pouvez prendre de l’argile blanche. La bouée et le sèche-cheveu ne sont plus recommandés. Mieux vaut s’asseoir sur une serviette pliée (ou rester allongée, après tout, profitons-en…). Il est utile par contre de prendre des compresses et de l’eau (on peut recycler le fameux brumisateur) pour aller aux toilettes les premiers jours (trèèèèèèès sensible, on vous dit), et un rouleau de papier toilette, on ne sait jamais.
  • Surtout si la douche n’est pas dans la chambre, prévoir un peignoir (sinon une ou deux serviettes), de préférence pas un vieux truc rêche (si vous allaitez, ce sont les tétons qui sont très, enfin on a compris quoi), et des tongs pour patauger sans crainte dans les douches publiques. J’ai une amie qui avait carrément pris éponge + produit nettoyant car elle avait des doutes sur l’hygiène de l’endroit. A voir avec vos propres névroses…
  • Affaires de toilette habituelles (comme dirait Nagui, n’oubliez pas votre brosse à dents) ; selon les visites que vous attendez n’hésitez pas à prévoir un peu de maquillage (et quelques lingettes démaquillantes pour éviter l’effet panda le lendemain).
  • Kit pour allaitement : théoriquement deux (un ?) lolos suffisent. En pratique : un ou deux soutien-gorge qui s’ouvrent (pendant la montée de lait les seins sont très, très, très lourds, mieux vaut qu’ils soient à peu près soutenus), des coussinets d’allaitements (de préférence avec effet au sec pour les crevasses, personnellement j’ai trouvé les Nuk top), un tube de crème à la lanoline (ex : Lansinoh) contre les crevasses, qui coûte un bras mais sauvera vos tétons.
  • Avoir un petit stock de biscuits ou de quoi se faire une petite collation après la tétée de 3 heures du mat’, c’est toujours sympa. Surtout les premiers jours, allaiter toute la nuit sans manger ça creuse. Et ça donne soif, donc prévoir éventuellement une ou deux grandes bouteilles d’eau.
  • Le chargeur du téléphone portable : plutôt que la sonnerie stridente du téléphone de la chambre (et son coût souvent prohibitif), les textos sont un bon compromis pour recevoir les félicitations de son entourage.

En option et selon les cas :

  • Une petite lampe ou veilleuse pour voir la nuit sans allumer le gros néon
  • Un oreiller car ils sont parfois un peu fatigués (en général on a cependant un lit électrique qui permet de remonter la tête)
  • Le coussin d’allaitement est toujours utile -même si vous n’allaitez pas- de toute façon vous l’aviez déjà dans votre petit sac de naissance (enfin à côté, vue la taille de l’engin).

Les visiteurs seront chargés d’apporter à la jeune accouchée de quoi se nourrir décemment plutôt que des fleurs qui sont généralement interdites dans les chambres et finissent dans le bureau des infirmières.

Il faut bien sûr se renseigner auprès de sa maternité pour savoir plus particulièrement ce qu’ils fournissent et ce qu’il faut apporter, ça peut être assez variable selon les endroits.

Je ferai un dernier billet sur les trucs à préparer pour la sortie (spécial pour celles qui réalisent que le futur père est comme un élan face à un fer à repasser au rayon puériculture).

Et pour celles qui se préparent à accoucher à la maison, j’ai trouvé ici une discussion intéressante sur les préparations pratiques d’un tel événément.

Evidemment n’hésitez pas à rajouter en commentaires vos idées et vos trucs.

 

La valise (1) 7 avril 2008

Filed under: Grossesse,Trucs et astuces — poulepondeuse @ 10:23
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A ne pas confondre avec la valise RTL, la valise pour la maternité est généralement une des préoccupations de la future pondeuse aux alentours de 7-8 mois (spéciale dédicace pour Sophie D.-bientôt-Y.). Voici quelques indications pour aider les gros bidons (voir aussi ce billet).

Une premier truc utile est de prévoir deux sacs : un petit pour l’accouchement et un gros pour le séjour à la maternité. Cela vous évitera cette scène charmante de la salle de naissance : le papa exhibant vos slips filets et vos serviettes super nuit à la recherche du petit bonnet qui a glissé tout au fond.

Que mettre dans le sac de naissance ?

Pour le gros bidon :

  • Une tenue pour l’accouchement (à voir avec la maternité), du style grand t-shirt confortable (et auquel on ne tient pas trop). Il vaut mieux qu’il ait les manches courtes (il fait chaud dans les hôpitaux et cela aide aussi pour la pose éventuelle de la perfusion). Si il y a quelques boutons pour l’ouvrir devant, c’est pratique aussi pour le peau à peau juste après la naissance. Prenez au cas où une paire de chaussettes : chez certaines la péridurale donne froid aux pieds.
  • Si vous pensez déambuler jusqu’à la fin du travail (pas de péridurale ou péri ambulatoire), un paréo et des tongs peuvent être utiles pour conserver un semblant de dignité.
  • Le fameux brumisateur : utile s’il fait très chaud ; peut aussi permettre de vous humidifier la bouche, car théoriquement on ne doit pas boire sous péridurale, sous peine de vomir (mais apparemment la limite tolérée peut varier selon les endroits). Permet également au papa d’avoir l’impression de se rendre utile en vaporisant à tort et à travers.
  • De la lecture (pas trop intellectuelle), de la musique (voire une petite console de jeux portative ?) : ça peut être long !
  • éventuellement son plan de naissance
  • en option : de l’huile d’arnica pour se faire masser les reins par le papa pendant les contractions

Pour le poussin :

  • une (ou deux, si -comme la poule pondeuse- vous avez une fâcheuse tendance à la paranoïa) tenue comportant un body, un pyjama (et des chaussettes/chaussons s’il n’a pas de pieds) et le fameux bonnet. A moins qu’on vous ait vraiment prévu un mini-poussin, prendre la taille 1 mois : il vaut mieux que ce soit un peu grand que trop serré.

Pour le coq :

  • un petit casse-croûte : à boire et à manger, ça peut toujours servir, surtout si vous accouchez en pleine nuit
  • quelques distractions (voir plus haut)
  • selon vos souhaits, appareil photo et/ou caméra (penser à la batterie et aux cartes mémoire/cassettes/pellicules)

Pour tous, les papiers utiles : carte vitale (et éventuellement attestation de mutuelle) et livret de famille (ou reconnaissance anticipée), plus d’éventuels résultats d’analyse qui ne seraient pas déjà dans le dossier de la maternité.

Ne tiendront probablement pas dans le sac mais peuvent servir aussi pour prendre des positions plus confortables :

Et pour la valise du séjour, on verra dans un prochain billet (ah bon, ça commence à se voir, cette fâcheuse tendance à faire deux ou trois billets pour le prix d’un ?).

(NB : Je parle souvent du papa comme la personne qui accompagnera la pondeuse, alors que je sais bien que ce n’est pas toujours le papa et qu’il y a une grande variété de situations possibles dans la vraie vie. C’est juste que c’est plus simple. J’espère que les personnes concernées qui viendraient par ici ne m’en tiendront pas rigueur.)

 

La diversification alimentaire (2) 4 avril 2008

cuillere avion Après les grands principes, quelques idées d’ordre plus pratique.

D’abord, rien ne presse. Il s’agit d’introduire progressivement les aliments, plutôt que de donner un régime entièrement solide au poussin. Ne commencez pas parce que son copain de crèche a commencé, ou parce que votre belle-mère/mère/voisine/boulangère vous dit qu’il est temps. C’est vrai qu’on est souvent pressé de commencer, de voir grandir son poussin, mais quelques semaines peuvent faire une vraie différence pour lui. Comme pour tout, observez le poussin : est-ce qu’il tient bien sa tête ? est-ce qu’il est capable de porter des objets à sa bouche ? Ecoutez-vous, vous savez ce qu’il lui faut.

Dans le même ordre d’idée, mieux vaut introduire un nouvel aliment à la fois, séparément, pour que le poussin l’identifie en tant que tel. Cela permet aussi d’identifier d’éventuelles intolérances ou allergies. Si vous commencez d’emblée par patate-carotte-céleri-courgette et que ça ne réussit pas trop au poussin, vous ne pourrez pas identifier le coupable. Attendre quelques jours avant de passer à autre chose. Par contre, une fois que les aliments sont bien connus et tolérés, on peut faire sans problème des mélanges.

Il a donc été récemment prouvé que ça n’influait pas les risques d’allergie d’attendre pour introduire certains fruits et légumes. Par contre certains aliments acides (tomate, fruits rouges…), ou qui fermentent (chou…), peuvent donner mal au ventre. Il y a aussi les aliments qui constipent (carotte, pomme, riz…), et ceux qui au contraire stimulent le transit (épinards, pruneaux…), à utiliser avec discernement.

S’il refuse, pas la peine d’insister sur le moment. On a bien le temps plus tard de se prendre la tête avec les « reste à table », « goûte avant de dire que tu n’aimes pas » et « finis ton assiette » (voir ici pour un petit exemple). Mieux vaut éviter d’en faire déjà une épreuve de force. C’est aussi plus facile si vous n’essayez pas avec un poussin qui hurle de faim : il ne comprendra pas pourquoi il n’a pas son lait habituel et sera d’autant plus excédé.

Inutile d’assaisonner les plats au début. Le bébé n’a connu que le lait (même si le lait maternel change de goût en fonction de l’alimentation de la mère, ça reste du lait), la saveur de l’aliment lui suffit. Nous avons tendance à manger trop salé, trop sucré et trop gras, et n’ayez aucune crainte : votre poussin prendra ces habitudes aussi, ce n’est qu’une question de temps. Rien ne presse. Plutôt que de saler ou sucrer, on peut ensuite mettre des herbes, voire des épices pour donner plus de saveur. Si vous allaitez et que vous avez l’habitude de manger épicé, n’hésitez pas à relever un peu une purée si elle est refusée : par le lait le poussin a été habitué à des goûts plus forts.

Méfiez-vous des produits industriels. Je ne veux pas dire qu’il ne faut pas acheter de petits pots, au contraire, c’est bien pratique, mais qu’il faut garder un esprit critique. C’est à vous de décider ce que vous voulez donner au poussin et de choisir ce qui vous convient. Ce n’est pas parce qu’il y a écrit « à partir de 4 mois » sur une préparation que votre enfant en a besoin dès ses 4 mois. Personnellement je rajoute généralement un à deux mois aux âges indiqués. Ils ont aussi tendance à faire beaucoup de mélanges, ce qui n’est pas toujours heureux dans un premier temps. Donc lisez bien les étiquettes. Quant aux quantités, il n’y a pas de raison particulière pour que poussin finisse son petit pot donc ne le forcez pas à finir (ou resservez-le s’il en veut plus). C’est indicatif ! Un autre truc que je n’ai pas testé mais qui a l’air pas mal : les menus bébé surgelés (mais moins pratique pour vadrouiller).

Pour info, d’après mon pédiatre (ça vaut ce que ça vaut), on ne passe au lait 2ème âge que lorsque le poussin mange de la viande. Le lait 2ème âge est moins complet que le 1er âge, donc plus que l’âge c’est le régime alimentaire qui détermine lequel utiliser.

De quoi a-t-on besoin concrètement ? Le minimum est un bon bavoir (à manches si vous avez prévu de faire manger le poussin tout seul), en plastique c’est pratique car se nettoie d’un coup d’éponge et une cuillère adaptée, en plastique ou silicone (pour commencer certains parents proposent la purée sur leur doigt). Si c’est vous qui donnez la becquée (oui il y a des courageuses qui laissent le poussin se débrouiller), pas besoin d’une assiette spéciale. Il vaut mieux que le poussin soit assis et face à vous, donc une chaise haute ou dispositif équivalent rend bien service (surtout avec habillage plastifié facile à nettoyer). Vous pouvez aussi prévoir un tablier pour vous…

Si on veut faire soi-même des purées, il faut pouvoir cuire les légumes (et la viande) à la vapeur et les mixer. Si vous avez déjà ce genre de matériel, le babycook n’est pas obligatoire mais il peut être bien utile sinon (personnellement je survis très bien sans). Vers 8-9 mois, on peut commencer à écraser les aliments à la fourchette et à laisser des petits morceaux (marche mieux avec les carottes qu’avec les petits pois…). Ce qui est limite indispensable c’est un congélateur (et un micro-onde). Comme ça on peut faire un gros stock de purée et le congeler (voir la méthode pratique ici), puis on ressort les cubes quand on en a besoin. Personnellement je congèle des purées nature avec un seul aliment et quand je les décongèle je fais éventuellement des mélanges et j’assaisonne, ça permet de varier. Pour le jambon, je vous rappelle ce petit truc. Et sachez que beaucoup d’aliments se mixent mieux si on rajoute un peu d’eau (ou de lait).

On peut mettre la purée dans le biberon avec du lait, c’est évidemment plus rapide que de donner l’un puis l’autre (surtout à la cuillère), mais personnellement je ne suis pas fan : après tout si on allaite (et rappelons-nous que c’est le biberon qui imite le sein et non l’inverse…) on ne va pas se mettre de la purée dans les seins. De la même façon je n’aime pas faire du gloubiboulga en mixant ensemble viande et légumes. Mais c’est personnel, chacun fait comme il l’entend.

On entend parfois dire qu’il vaut mieux donner des petits pots dont les ingrédients sont parfaitement contrôlés que de faire ses purées. Je n’en suis pas persuadée, surtout quand on voit tout ce qui est rajouté dans les petits pots (sans compter le goût), et si ça vous tracasse vous pouvez toujours acheter des fruits et légumes bio. Privilégiez au moins ceux qui sont produits dans l’Union européenne où les pesticides sont bien contrôlés (même si ceux qui sont importés sont théoriquement soumis à des tests). Les légumes « racine » (carotte, betterave…) et « feuille » (épinards…) sont de vrais buvards à nitrate, mieux vaut les prendre bio (même si le risque d’une overdose de nitrate par l’alimentation est quasiment inexistant).

Enfin, comme le disait Anne dans le volume 1, on se prend beaucoup la tête pour le premier, et ensuite les autres mangent la tartine de Nutella des aînés et ne s’en portent pas plus mal…

(image : http://www.objetdujour.com/blog/images/Alimentation/Cuill%C3%A8re%20Avion.jpg)

 

Babble 3 avril 2008

Filed under: Bibliothèque — poulepondeuse @ 1:27
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Au gré de mes cyber-pérégrinations, j’ai enfin trouvé LE site web dont je rêvais. Il est génial et je pourrais y passer mes journées. On y trouve en vrac :

  • Des articles style magazine, traitant de sujets aussi variés que l’autisme, la télé comme baby sitter ou l’allaitement d’un bébé qui n’est pas le sien. Ces articles sont écrits pour la plupart par des journalistes professionnel(le)s qui ont des enfants et sont ainsi à la fois bien documentés, pas moralisateurs ou dogmatiques pour deux sous et toujours agrémentés d’une pincée d’humour. Surtout ils sentent le vécu à plein nez. A noter en particulier la rubrique « Bad parent ». Bref de la super came.
  • Un courrier des lecteurs avec des questions qui sortent un peu des classiques rebattus, comme « peut-on regarder la télé pendant qu’on donne le sein ? », ou « est-ce mal de donner un (léger) somnifère à son poussin avant un long vol ? ». Et les réponses sont de la même qualité que les articles.
  • Quelques blogs très sympas, notamment un sur les dernières innovations en matos de bébé et un « people » (allez, avouez que vous adorez lire Voici chez le coiffeur).
  • Une encyclopédie spéciale parents, éditée par les parents, qui aborde tous les sujets autour de la maternité, de la grossesse aux jeunes enfants, avec un petit récapitulatif sur le sujet, des liens vers des articles du site sur le sujet, des liens vers différents « experts » (pédiatres médiatiques, universités…) avec des opinions différentes, et des témoignages de parents. Ainsi chacun peut se faire une opinion éclairée, ce qui semble être de façon générale la politique du site.
  • Et évidemment, les incontournables forums.

Le seul hic : c’est un site américain, donc en anglais, et les rubriques concernant notamment les tests de matériel sont fatalement moins intéressantes puisque les objets présentés ne sont pas forcément vendus de ce côté de l’Atlantique. Mais vous pouvez quand même courir chez Babble.

Voici un lien vers un lexique multilingue autour de la maternité si ça peut vous aider.

 

La diversification alimentaire (1) 2 avril 2008

Suite à la demande de kim/helene, j’aborde aujourd’hui ce sujet épineux. Un vaste débat, sur lequel les spécialistes s’écharpent copieusement, et sortent sans ciller des déclarations strictement contradictoires à quelques années d’intervalle. De quoi s’arracher les cheveux. Et en attendant il faut bien nourrir nos poussins, dans un contexte où on nous abreuve déjà de recommandations alimentaires contraignantes en continu avec à la clé les pires menaces pour notre santé si on ne les suit pas rigoureusement. Le stress total.

J’ai poussé le sens du sacrifice jusqu’à acheter le magazine Parents de ce mois-ci (bon OK j’ai un penchant coupable pour la lecture de magazines, de préférence à faible valeur intellectuelle ajoutée), qui consacre un article aux nouvelles règles de la diversification. Celui-ci est basé sur un papier récent pondu par le comité Nutrition de la très sérieuse European society for paediatric gastroenterology, hepatology and nutrition (ESPGHAN), qui s’est lui-même largement inspiré des recommandations de l’OMS. A priori, il s’agit donc des connaissances scientifiques les plus précises et les plus pointues du moment. Par ailleurs ils reconnaissent de fortes variations dans les recommandations et les pratiques adoptées tant entre pays européens qu’au sein de chaque Etat. C’est vous dire l’imbroglio !

Pour une fois la plupart des études qui ont conduit à ces recommandations ont été faites sur des enfants allaités, et les auteurs reconnaissent qu’il y a très peu d’infos sur ceux nourris au lait maternisé. Cependant, même si des différences sont probables, ils préfèrent proposer des recommandations générales pour éviter d’ajouter à la (grande) confusion déjà en place. Et au passage ils signalent que l’OMS a publié de nouvelles courbes de croissance pour les enfants allaités, sauf que je n’ai pas réussi à mettre la main dessus, grmbl.

Voici leurs principales recommandations :

  • Il est souhaitable d’allaiter exclusivement jusqu’à 6 mois. Ne pas introduire d’autre aliment (solide ou liquide) que le lait (maternel ou maternisé) ou l’eau avant 17 semaines, et commencer au plus tard à 26 semaines
  • Attendre pour introduire des aliments potentiellement allergènes (comme le poisson et l’oeuf) n’a pas montré d’efficacité pour éviter les allergies, même chez les enfants « à risque ». Par contre l’allaitement exclusif jusqu’à six mois est la prévention la plus efficace.
  • Pendant la diversification, plus de 90% des besoins en fer de l’enfant doivent être couverts par les aliments solides, qui doivent donc être riches en fer.
  • Ne pas remplacer le lait maternel ou maternisé par du lait de vache avant un an, notamment à cause de sa faible teneur en fer
  • Il vaut mieux introduire le gluten entre 4 et 7 mois, de façon progressive et de préférence pendant que l’enfant est encore allaité, pour réduire notamment les risques d’allergie et de diabète.
  • Les bébés végétariens doivent consommer un minimum de 500 ml par jour de lait et produits laitiers, et un régime végétalien n’est pas recommandé pour eux (ni pour leur mère si elle allaite exclusivement).

D’autres idées et constatations intéressantes glanées lors de la lecture de ce papier :

  • Forcer un enfant à manger un aliment tend à augmenter son aversion pour celui-ci, tandis que l’interdiction d’un autre va le rendre plus désirable (ce sont des observations statistiques, pas un simple raisonnement logique !).
  • Les nouveaux-nés sont naturellement attirés par le sucré, mais la nourriture qui va leur être donnée peut significativement atténuer cette tendance.
  • Sans surprise, les boissons sucrées et jus de fruit ne sont donc pas recommandées, et surtout pas dans un biberon au lit (notamment pour le risque de carie).
  • Les très jeunes enfants doivent avoir au moins 25% de gras dans leur alimentation (une grande partie est fournie par le lait), surtout s’ils mangent peu ou sont sujets à des infections chroniques.
  • Au niveau du développement psycho-moteur, les auteurs considèrent que vers 6 mois le poussin sait manger à la cuillère (plutôt que d’en téter le contenu, en gros), vers 8 mois peut « gérer » de la nourriture grossièrement hâchée, avec de petits morceaux, et entre 9 et 12 mois acquière la capacité de se nourrir et de boire seul, surtout avec les doigts. A ce moment-là, il peut commencer à avoir un régime très proche de celui du reste de la famille.

Voilà donc l’état de l’art de la science sur le sujet, ça ne veut pas dire qu’il faut tout suivre aveuglément (d’autant plus qu’on risque de nous dire encore autre chose dans quelques mois/années). Mais au moins on peut faire ses choix en connaissance de cause. Dans un prochain billet, quelques idées d’ordre plus pratique.

 

La zapette à gosse 1 avril 2008

Filed under: Trucs et astuces — poulepondeuse @ 7:48
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zapette On en a tous rêvé, The spoon sisters l’a fait : la télécommande Control A Kid. Disponible ici, elle inclut les fonctions suivantes :

  • tiens-toi tranquille
  • stop (valable pour n’importe quelle activité, attitude, etc)
  • non (s’applique notamment à cigarette, tatouage et piercing)
  • des touches plus spécifiques, comme range ta chambre, mange des légumes, dis bonjour à la dame, grandis un peu, fais tes devoirs, dis merci, fais la vaisselle, ne réponds pas
  • un bouton énergie, qui permet d’augmenter (spécial ado léthargique) ou de diminuer (pour bambin hyperactif) à plaisir le niveau de la cible

Et bien sûr le must : Arrête ça (je rajouterais bien : tout de suite).

Si ça ne marche pas, on peut toujours la refiler à la cible pour faire une heureuse diversion.

(OK j’arrête avec mes trucs à la con et demain j’essaie de vous faire un vrai billet).

Découvert grâce à 7 sur le web.